Texte Libre
Ils cambrent leurs pétales
de blancheur _
Les chrysanthèmes de lune !
Sugita Hisajo
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Pour la Toussaint nos cimetières sont fleuris de cyclamens, bruyères et surtout de chrysanthèmes.
Le chrysanthème est une fleur lumineuse ! Dans des pays autres que chez nous, il est le symbole de la perfection et de la joie.
Mais savez-vous vous que le chrysanthème est originaire de Corée, qu'il est passé par la Chine et le Japon avant d'être introduit en France en 1789.
Fleur culte au Japon, il a été l'emblème de la maison impériale, la légende lui accorde de nombreuses vertus, dont celle de prolonger la vie de plusieurs années, mais là je pense qu'il s'agit
d'un chrysanthème comestible !
Prima
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Mes
yeux
qui
ont tout épuisé
reviennent au chrysanthème blanc
Kosugi
Isshô
Mais d'où vient cette fête ?
Ce n'est point la paquerete,
La marguerite, le lis,
L'oeillet ny la violete,
La fleur où mon coeur j'ay mis.
J'aime entre les fleurs la rose,
Car elle porte le nom
D'une qui mon ame a close
A toute autre affection.
La rose entre les fleurétes
Gagne l'honeur et le pris :
Parféte entre les parfétes
Est la Rose qui m'a pris.
L'autre rose l'on voit nestre,
Comme fille du printems,
Mais un printems prend son estre
De cette Rose en tout tems.
La mienne, où queue se place
Cent mille fleurs fèt lever,
Et, fust-ce dessus la glace,
Fêt un aeté de l'yver.
Cette Rose tant émée
Comme l'autre ne sera,
Qui de matin estimée
Au soir se destimera.
Car l'autre rose fanie
Pourra perdre sa vigueur :
Tousjours la mienne épanie
Florira dedans mon coeur.
Amour de douce rosée
Cette Rose arousera
Quand ma compagne épousée
De maîtresse il la fera.
Jean-Antoine de BAÏF
( 1532 - 1589 )
J'explique, je parle, je fais la différence,
dans ce monde où rien n'a d'importance,
faut-il avoir la chance de vivre sans ennuis,
pour parcourir la vie sans faire le moindre bruit.
Ecrivains ou poètes je vous sens devenir,
mes futurs compagnons qui ne veulent repartir,
ne vous connaissant pas, ou pour certains très peu,
je veux me rapprocher pour mieux lire dans vos yeux.
Le monde ne me voit pas, je peux partir demain,
découvrir des endroits, et prendre à pleines mains,
traverser les nuages en retournant les pages,
remplies de ces écrits pour lire à tous les âges.
Où va ce monde ? Il faut les arrêter,
la terre est pourtant ronde, ils vont nous la casser,
transformons les savants à l'image d'Arlequin,
pour que tous nos enfants puissent se tenir la main.
Quatre milliards d'années le soleil peut durer,
bien plus longtemps encore, je peux vous le jurer,
je vous pousse un grand cri, hâtez-vous de comprendre,
ne restez pas assis, il faut qu'ils nous la rendent.
Jean-Jacques FENESTRE
Recueil : Poète sans le " savoir "
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