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 Primavera bis

21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:57

 

Sans titre 4 

Le Temps passe, s’écoule insaisissable avec ses joies, ses petits bonheurs, mais aussi parfois avec ses petites et grandes misères  …,

Chacun de nous a sa notion du Temps en fonction de son attente, et si comme moi, tu attends le Printemps les heures qui s’égrainent semblent parfois bien longuettes !

Prima 

LE TEMPS....

 

Sans titre 5

 

Le temps furtif vient, tourne et rôde

Invisible autour de nos vies

Et l'on entend glisser sa robe

Sur le sable et sur les orties.

 

Il nous signale sa présence

Minutieuse et souveraine

Par un taret dans la crédence,

Par une moire en la fontaine,

 

Un craquement, une fêlure.

Rouille qui mord, bloc qui s'effrite,

Doigt qui laisse à la place mûre

L'empreinte où le fruit pourrit vite;

 

Il ne lui faut pour qu'on l'entende

Passer au fond de nos pensées

Ni la pendule où se distendent

Les aiguilles désenlacées,

 

Ni l'inflexible voix de bronze

Du campanile ou des horloges,

Ni l'heure qui sonne dans l'ombre,

Ni l'angélus qui sonne à l'aube;

 

Jamais il n'est plus dans nos vies

Qu'imperceptible et taciturne,

Quand il effeuille en l'eau pâlie

Les pétales du clair de lune.

 

Henri de Régnier  (1864  - 1936 )

 

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week-end

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 21:53


de Edmund Blair Leighton

de Edmund Blair Leighton

 

C’est au Moyen-Âge que les Anglais firent de Valentin  le saint patron des amoureux car sa fête coïnciderait avec le début de la saison des amours chez les oiseaux.

Mais c’est aussi le jour de la Saint-Valentin 1401, que choisit le roi de France Charles VI  le Fou, pour fonder une «  cour d’amour  » cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l’amour courtois appelé aussi  «  fin’amor  ».

Au XIX è, apparurent les premières cartes postales  les «  valentines  » que les jeunes gens utilisaient pour déclarer leur amour.

Prima

 

amour5

 

Sans titre 4

 

Comme une belle fleur assise entre les fleurs,

Mainte herbe vous cueillez en la saison plus tendre

Pour me les envoyer, et pour soigneuse appendre

Leurs noms et qualitez, especes et valeurs.

 

Estoit-ce point afin de guarir mes douleurs,

Ou de faire ma playe amoureuse reprendre ?

Ou bien, s'il vous plaisoit par charmes entreprendre

D'ensorceler mon mal, mes flames et mes pleurs ?

 

Certes je croy que non : nulle herbe n'est maistresse

Contre le coup d'Amour envieilly par le temps.

C'estoit pour m'enseigner qu'il faut dès la jeunesse,

 

Comme d'un usufruit, prendre son passetemps :

Que pas à pas nous suit l'importune vieillesse,

Et qu'Amour et les fleurs ne durent qu'un Printemps.

 

                     Pierre de Ronsard  (  1524 - 1585 )

          ( Le premier livre des Sonnets pour Hélène 1578 )

 

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Sans titre 2

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:07

 ...Aujourd'hui commence le Carnaval de Venise, aussi mes pensées se sont-elles envolées vers la Serenissime

 

Oeuvres-Abstraites-Arriere-Plans-3683-copie-1.jpg

 

    L’Italie… Padoue, Venise , un pays et deux villes dont j’entendais souvent parler dans la famille, voyage que nous devions faire mais toujours remis d’année en année, des impératifs, des obligations …. «  Nous le ferons à la retraite », la retraite j’y suis arrivée seule, il faudrait ne jamais remettre les projets !

Aussi Venezia, Padova... je fis le voyage avec des amis de Bretagne, versant quelques larmes à la descente de l’avion.

Je ne fus pas déçue par la Serenissime ,  par ses îles, Isolla Bella, Murano, Burano…mais de ces voyages en Italie, mes préférences furent la Toscane et la Sicile , bien que mon cœur s’envole souvent vers Padoue et Venise… Prima

 

Voyage et Tourisme 25554

 

Sans titre 3

 

J'étais dans Venise, sur le Pont des Soupirs,

un palais d'un coté et une prison de l'autre ;

j'en voyais les monuments s'élever du sein des vagues,

comme par la baguette d'un enchanteur.

 

Des milliers d'années étendent autour de moi leurs ailes sombres,

et une gloire mourante sourit sur ces temps éloignés,

où plus d'une contrée sujette admirait les monuments de marbre du lion ailé,

lorsque Venise; assise dans sa gloire, avait placé son trône sur ses cent îles! 

 

 

                                                         Lord Byron ( 1788 – 1824

                                             Quatrième Chant (4-1) de “Childe Harold”


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Quelques notes sur l’auteur :

 

Né le 22 janvier 1788 à Londres, orphelin de père à trois ans , héritier de la fortune de son grand-oncle et de son titre Georges Gordon Byron  devient le sixième Baron Byron de Rochdale…

 

Il a vingt ans quand il publie son premier recueil de poésie, dans lequel il étale ses passions précoces.

Le 13 mars 1809, il entre à la Chambre des Lords et fait scandale en siégeant sur les bancs de l’opposition. Il a 21 ans.

En juillet 1809, il part pour un voyage de trois ans avec un ami. Ils visitent le Portugal, l’Espagne, Malte, puis l’Albanie où ils sont reçus par Ali, Pacha de Janina, puis la Grèce.

De retour en Angleterre en août 1811, il publiera en 1812 les deux premiers chants de " Childe Harold " récits de ses impressions de voyage et de ses propres aventures. Ce fut un succès.

" Je me réveillais un matin et j’appris que j’étais  célèbre"

Lord Byron

Il mourut en Grèce en 1824 à l’âge de 36 ans.

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Le-pont-des-Soupirs-x.jpg

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:54

 

Mandy-Reinmuth-Winter-61188

      Winter de Mandy Reinmuth  

 

Oui, il reviendra le Printemps, mais pas avant le 20 mars, il reviendra avec sa douceur, ses bourgeons, ses floraisons, ses oiseaux, une Vie qui se réveille après un long sommeil…. Une Renaissance…. je l’attends n’aimant plus le froid et l'humidité… Prima                                                                                                                                                        

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Spring de Mandy Reinmuth    

 

Sans titre 3

 

Hé oui, je sais bien qu'il fait froid,

Que le ciel est tout de travers;

Je sais que ni la primevère

Ni l'agneau ne sont encor là.

 

La terre tourne; il reviendra,

Le printemps, sur son cheval vert.

Que ferait le bois sans pivert,

Le petit jardin sans lilas?

 

Oui, tout passe, même l'hiver,

Je le sais par mon petit doigt

Que je garde toujours en l'air.

 

N’entends-je pas frémir en moi

Un pré naïf et recueilli

Autour de son clocher fleuri ?

 

Maurice Carême  ( 1899 – 1978 )

          ( En sourdine ) 

 

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Quelques mots sur l’auteur :

Instituteur et poète, Maurice Carême ( 1899 – 1978 ) abandonna l’enseignement en 1943 pour se consacrer pleinement à la littérature.

Elu «  Prince en poésie  au Café Procope à Paris en 1972, il a vu son œuvre traduite dans de nombreuses langues. Récompensée par de nombreux prix littéraires, son œuvre joint à la simplicité de la forme l’expression d’une joie de vivre qui n’exclut pas une certaine gravité. 

 

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Mon polygala toujours en fleurs défiant l'hiver

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 16:45

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En Italie, si les cadeaux ( regali ) sont désormais distribués à Noël, par le Père Noël ( Babbo Natale ), ils étaient autrefois offerts le 6 janvier, jour de la fête des Rois mages. On racontait aux enfants qu’ils étaient apportés par la Befana (une déformation du mot Epifania ).

La Befana est représentée comme une vieille sorcière ( una vecchia strega ) chevauchant un balai, elle est censée porter des cadeaux aux enfants, la nuit, entre le 5 et le 6 janvier en descendant par la cheminée de la maison en les déposant dans une chaussette que les enfants auront accrochée au pied du lit.  Donc ... cadeaux, bonbons la Befana est une gentille sorcière !

La Befana est encore fêtée de nos jours en Italie, et parfois en France dans

les milieux culturels italiens.   

Prima

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La-Befana.jpg

 

 

      Elle vient, elle vient, la Befana

Elle vient des montagnes au coeur de la nuit.

 

Comme elle est fatiguée. L'entourent

Neige, gel et tramontane.

 

Elle vient, elle vient la Befana

 

Elle a les mains en croix sur la poitrine

Et la neige est son manteau

Et le gel son paletot.

Et le vent sa voix.

 

Elle a les mains en croix sur la poitrine

 

Et elle s'approche doucement, doucement

De la villa, de la chaumière

Pour regarder, pour écouter

Tantôt plus près, tantôt plus loin

Doucement, doucement, doucement, doucement.

 

Qu' y a-t-il dans cette villa ?

Un froissement léger

Tout est tranquille, tout est noir.

Une petite lumière passe et brille.

 

Qu' y a-t-il dans cette villa.

Elle regarde et regarde ... trois petits lits

Avec trois enfants au dodo, gentils

Elle regarde et regarde : aux coins du foyer

Il y a trois chaussettes longues et fines.

 

Oh, trois chaussettes et trois petits lits.

 

La petite lumière brille et descend,

Les escaliers grincent

La petite lumière brille et monte

Et les rideaux palpitent.

 

Qui monte ? Qui descend ?

Avec ses cadeaux maman est descendue

Elle monte avec son sourire

 

La petite lumière lui éclaire le visage

Comme une lampe d'église

Avec ses cadeaux maman est descendue.

La Befana à la fenêtre

Entend et voit et s'éloigne

 

Elle passe avec la tramontane

Elle passe par la grand-rue.

Tremble chaque porte, chaque fenêtre

 

                                      ( ... )

 

 Traduction et extrait

 du poème de Giovanni Pascoli  ( 1855 - 1912 )

 

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Quelques mots sur l'auteur  :

 

Giovanni-Pascoli.jpg

 

 

 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 00:01

01.01.2013

 

Les Mayas nous auraient selon leur calendrier annoncé la fin du monde pour le 21 décembre 2012,… n’en déplaise à ceux qui y croyaient … nous sommes encore là bien vivants, avec nos joies, nos peines et nos problèmes en ce premier janvier 2013….

Qu'en sera t-il de 2013 ? .... je ne sais pas lire dans la boule de cristal …. espérons, souhaitons que chacun de nous puisse réaliser ses vœux , et cueillir tous les petits bonheurs qui se présenteront.

Prima 

 

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Sans-titre-5.jpg

 

Premier janvier, nouveau voyage

A travers douze paysages.

Un chemin tout neuf nous attend.

Le nouvel an revient à temps

Pour les voyageurs sans bagages.

 

Derrière la première page

Du grand livre du nouvel âge

L’hiver et son rire éclatant :

            C’est le Premier janvier ;

 

Un poème, un vers, une image

Seront nos guides et nos gages

Vers la joie verte du printemps.

J’aime l’été, l’automne autant,

Puis l’hiver aborde au rivage :

            C’est le Premier janvier.                     

 

Jacques Charpentreau  né en 1928

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:51

Personnes 87642

 

... oui, j’ai aimé l’hiver, la neige, je ne concevais pas des fêtes de fin d’année sans neige…

En Normandie, dans cette jolie région appelée Suisse normande nous n’en manquions pas, il fallait parfois déblayer, faire un passage devant la maison pour rejoindre la rue et partir au collège….

Des années plus tard à Paris, elle devenait vite grise, et ici sur la côte bretonne, je l’ai souvent attendue, elle voletait parfois dans l’air et disparaissait dès qu’elle atteignait le sol, elle me manquait….. Quelle surprise en décembre 2010, elle recouvrait le jardin, la plage sur plusieurs cms….. j’en appréciais toujours  la beauté, mais uniquement la beauté … elle me retenait prisonnière en ma maison, les années avaient passées ….. Prima

 

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de Linda Picken 02

de Linda Picken

 

Hiver, bel hiver...

 

Hiver, bel hiver, beau berceau,

Toute la journée est éteinte,

La neige amassée au carreau

Est du bleu même des jacinthes,

Le temps passé n'a plus d'écho.

 

 

Dans l'alcôve ce bleu neigeux

Tend une écharpe de silence,

Et c'est le voile de nos jeux,

C'est le bain de nos préférences,

Et la lueur de nos aveux.

 

 

Sur la terrasse vont les pas

Des promeneurs d'un autre monde.

Notre univers est loin de là,

Le temps nous porte vers une onde

Où l'amour nous reconnaîtra.

 

 

À coeurs donnés, à coeurs donnants

La parole est une étrangère.

Comme l'oiseau passant au vent

Nos soupirs ont l'âme légère

Mais nos voeux sont plus exigeants.

 

 

De ses mains blanches le repos

Défend l'instant de toute crainte.

La neige amassée au carreau

Est du bleu même des jacinthes

En cet hiver, en ce berceau.

 

 

            Louise de Vilmorin ( 1902 - 1969 )

 

 

Quelques mots sur l'auteur : 

 

Louise-de-Vilmorin-x

 

  

 

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Amitié

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 17:17

de Willem Haenraets

 

Est-ce mon dernier billet qui m’a fait me souvenir de parties de pêche en rivière ? Je n’étais encore qu’une pré-adolescente, un peu perdue dans une région que je venais de découvrir…. entre Caen et Bayeux, à la saison de la pêche nous partions quelquefois le dimanche matin vers un petit village dont j’ai oublié le nom… Vaux sur …. ?  Nous  pique-niquions au bord de l’eau, mon père pêchait et je lui  ramassais des sauterelles  dans le pré , sauterelles qu’il utilisait pour  tromper les poissons….Pas facile de les attraper ces insectes !...  Ils sont bien, bien loin mes douze ans ...Prima

 

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de Edward Wilkins Waite

 

 

Sans titre 4

 

« La pêche doit être bien ennuyeuse », dit une jeune fille qui en savait à peu près autant que la plupart des jeunes filles.

« Si c’était ennuyeux, je ne le ferais pas », dit l’enfant aux cheveux châtain clair et aux jambes de gazelle.

Elle se tenait là avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur. Elle enleva le petit poisson de la ligne et le jeta par terre.

Le petit poisson mourut...

Le lac s’étendait, scintillant et baigné de lumière. Cela sentait les saules et la chaude pourriture des joncs. De l’hôtel venait un bruit de couteaux, de fourchettes et d’assiettes. Sur la terre le petit poisson exécuta une danse courte et originale comme celles des peuples sauvages... et il mourut.

L’enfant continua à pêcher avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur.

Je ne permettrais jamais que ma fille s’adonnât à une occupation si cruelle, dit une dame qui était assise tout près de là.

L’enfant enleva le petit poisson de la ligne et le jeta de nouveau par terre à côté de la dame.

Le petit poisson mourut... il sursauta et retomba mort... une mort simple et douce ! Il oublia même de danser, sans façon il partit...

« Oh !... »  dit la dame. ( ... )

Et cependant dans le visage de la cruelle enfant aux cheveux châtains clairs, il y avait une profonde beauté et une âme à venir.

L’enfant continua à pêcher avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur. Elle est superbe avec ses grands yeux fixes, ses cheveux châtains clairs et ses jambes de gazelle.

Peut-être un jour plaindra-t-elle le petit poisson et dira : Je ne permettrais jamais que ma fille s’adonnât à une occupation si cruelle !...  ( ... )

                                                                                  

                                                                    Peter Altenberg ( 1859 - 1919 )

 

 

                                                               Traduction de Bret Cultet,

                                                                                                                           La Revue des revues, 1899

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Quelques notes sur l’auteur :

Peter Altenberg de son vrai nom Richard Engländer, ( 1859 – 1919 ) est né et mort à Vienne. Son œuvre se compose exclusivement de textes brefs, des « esquisses », réunis en recueils.

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 Merci  à Florentin qui a vu mon erreur, on ne peut mourir avant de naître, aussi j'ai corrigé !

 

de-Gillian-Lawson.jpg

 

 

 

   


  

 

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 15:42

J'aurai rêvé ma vie x

 

Existe-t-il  un endroit plus idéal que le bord de l’eau pour s’abandonner à la rêverie ? _  Je le pense, mais près d’une rivière, où l’eau y ondule doucement …. Au bord de la mer  le bruit des vagues accompagné parfois du cri des mouettes, est un spectacle toujours renouvelé, stimulant, vivifiant qui pour moi ne m’incite pas à la rêverie …Prima

J'aurai rêvé ma vie....

 

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J'aurai rêvé ma vie xxx

 

 

J'aurai rêvé ma vie à l'instar des rivières

Vivant en même temps la source et l'océan

Sans pouvoir me fixer même un mince moment

Entre le mont, la plaine et les plages dernières.

 

Suis-je ici, suis-je là? Mes rives coutumières

Changent de part et d'autre et me laissent errant.

Suis-je l'eau qui s'en va, le nageur descendant

Plein de trouble pour tout ce qu'il laissa derrière?

 

Ou serais-je plutôt sans même le savoir

Celui qui dans la nuit n'a plus que la ressource

De chercher l'océan du côté de la source

Puisqu'est derrière lui le meilleur de l'espoir?

 

 

                                                     Jules Supervielle  ( 1884 – 1960 )

                                                     (  Oublieuse mémoire

 

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  Quelques notes sur l’auteur  

 D’un père béarnais et d’une mère originaire du pays Basque, Jules Supervielle est né à Montevideo en 1884, il fit ses études au lycée Janson-de-Sailly à Paris tout en effectuant de nombreux voyages en Uruguay. Le 2 août 1939 il s’embarquera à l’île de Groix à destination de Montevideo où il restera jusqu’en 1946 y défendant les couleurs de la France.

Il obtiendra en 1955, le grand Prix de littérature de l’Académie française.

Mort à Paris en 1960, il sera inhumé au cimetière d’Oloron-Sainte-Marie. Sur sa tombe est écrit : « Ce doit être ici le relais où l'âme change de chevaux... »

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:08

PABLO NERUDA

 

Je n’ai pas l’intention de vous retracer ici la carrière politique de ce grand poète chilien que fut  Pablo Neruda  ( 1904 – 1973 ) lequel sous la présidence de Gabriel Gonzales Videla publiera, le 27 novembre 1947, une fulminante Lettre intime pour être lue par des millions d’hommes. Accusé de trahison à la patrie, pour sa défense, le 5 janvier 1948, il prononcera son discours J’accuse devant le sénat…. le 5 février 1948, les tribunaux ayant ordonné sa détention Pablo Neruda vivra caché, changeant souvent de domicile, pendant un peu plus d’un an, avant de quitter le Chili et d’y revenir en 1952.

 Ce sera donc durant sa clandestinité qu’il écrivit son  chef-d’œuvre, l’œuvre maîtresse  de la poésie latino-américaine de notre temps : Canto General  ( Chant Général ), une vaste fresque épique en  15 chants, 231 poèmes et plus de 15.000 vers.

 La première édition fut publiée au Mexique en 1950. Dès sa publication ce livre fut commenté dans tous les pays de langues espagnoles et amplement traduit.

Prima

 

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PABLO-NERUDA-copie-1.jpg

 

C’était l’automne du raisin.

La treille en grand nombre tremblait.

Les grappes blanches et voilées

givraient la douceur de leurs doigts

et les raisins noirs emplissaient

leurs petites mamelles rondes

d’un fleuve secret, circulaire.

Le maître, un artisan, un homme

aux longs traits maigre, me lisait

le pâle livre que la terre

consacre aux jours crépusculaires.

Sa bonté connaissait le fruit,

la branche-mère et le travail

laissant à l’arbre qu’il élague

sa forme nue, galbe de coupe.

Il parlait avec les chevaux

comme avec d’immenses enfants :

dans ses pas marchaient les cinq chats

et les chiens de sa maisonnée,

les uns lents et l’échine ronde,

les autres courant follement

sous la froidure des pêchers.

Il connaissait chaque rameau

des arbres, chaque cicatrice,

et sa voix sage m’instruisait

tout en caressant les chevaux.

 

                       Pablo Neruda  ( 1904 - 1973 )

                                 Le fugitif 1948

                                 Chant général 

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Faune-Flore-et-Animaux-5916.jpg

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