Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 Primavera bis

14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 16:07

 

un rêve

  Mais ce qui l'attira d'une manière irrésistible, ce fut, dressée au bord même de la source, une grande Fleur d'un bleu éthéré qui l'effleurait de ses hauts pétales éclatants : autour d'elle se pressaient des milliers de fleurs de toutes les couleurs et dont les suaves parfums embaumaient l'air. Lui ne voyait que la Fleur bleue et longtemps il la contempla avec une indicible tendresse. mais quand il voulut enfin s'approcher d'elle, elle se mit à frémir et à changer d'aspect. Les feuilles de plus en plus brillantes, se serraient contre la tige qui croissait à vue d'oeil : la Fleur se pencha vers lui : parmi les pétales qui formaient une sorte de collerette bleue, flottait un tendre visage...

 Son émerveillement grandissait avec cette étrange métamorphose quand soudain la voix de sa mère le réveilla et il se retrouva dans la chambre familiale que dorait déjà le soleil du matin....

 

       Novalis  ( Friedrich von Hardenberg )

                                                   ( 1772 - 1801 )
                                                             Traduit par Y Delétang - Tardif

 

 

  k0lo9j03  

Novalis, poéte et romancier allemand.  Il fut bouleversé par la la mort soudaine de sa fiancée Sophie von Kühn alors agée de 15 ans ... Ce fut pour lui un renversement des valeurs, le héros de son roman quitte la vie ordinaire pour aller chercher Fleur bleue de son rêve nocturne. Novalis ne survécut que quatre ans à sa fiancée, miné par la phtisie.

 

un rêve bis 

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 22:04

 

de Marso

de MARSO Savaro

 

 

" L'air est plein d'une haleine de roses,

Tous les vents tiennent leurs bouches closes,

Et le Soleil semble sortir de l'onde

Pour quelque amour plus que pour luire au monde. "

 

François de Malherbe, Recueil 1627

 

k0lo9j03

 

Mais où est donc passé le soleil ? ... Toujours en léthargie selon les savants ... ( voir Science et Vie de ce mois )  _  Longues sont les journées sans notre étoile, nous avons besoin de sa présence, de sa lumière, de sa chaleur... il nous reste à espérer qu'il va très vite se réveiller !

 

  O

 

Roi du monde et du jour, guerrier aux cheveux d'or,
Quelle main, te couvrant d'une armure enflammée,
Abandonna l'espace à ton rapide essor,
Et traça dans l'azur ta route accoutumée ?
Nul astre à tes côtés ne lève un front rival ;
Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent ;
La lune devant toi fuit d'un pas inégal,
Et ses rayons douteux dans les flots s'engloutissent.
Sous les coups réunis de l'âge et des autans
Tombe du haut sapin la tête échevelée ;
Le mont même, le mont, assailli par le temps,
Du poids de ses débris écrase la vallée ;
Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté :
Un printemps éternel embellit ta jeunesse,
Tu t'empares des cieux en monarque indompté,
Et les voeux de l'amour t'accompagnent sans cesse.
Quand la tempête éclate et rugit dans les airs,
Quand les vents font rouler, au milieu des éclairs,
Le char retentissant qui porte le tonnerre,
Tu parais, tu souris, et consoles la terre.
Hélas ! depuis longtemps tes rayons glorieux
Ne viennent plus frapper ma débile paupière !
Je ne te verrai plus, soit que, dans ta carrière,
Tu verses sur la plaine un océan de feux,
Soit que, vers l'occident, le cortège des ombres
Accompagne tes pas, ou que les vagues sombres
T'enferment dans le sein d'une humide prison !
Mais, peut-être, ô soleil, tu n'as qu'une saison ;
Peut-être, succombant sous le fardeau des âges,
Un jour tu subiras notre commun destin ;
Tu seras insensible à la voix du matin,
Et tu t'endormiras au milieu des nuages.


                            Pierre BAOUR-LORMIAN   (1770-1854)

 

 

SDSRF009

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:51

 

PTBL0089

 

Oh ! comme la beauté semble plus belle lorsqu’elle est embaumée par la vérité !
La rose paraît charmante, mais nous la trouvons plus charmante à cause du suave parfum qu’elle recèle.

L’églantine a des couleurs aussi vives que la teinte parfumée de la rose ; hérissée d’épines comme la rose, elle a la même coquetterie, quand l’été soulève de son souffle le masque de ses bourgeons.

Mais, comme l’apparence est sa seule vertu, elle vit dans le délaissement et se fane dans l’indifférence. Elle meurt tout entière ! Il n’en est pas ainsi de la rose suave ; car de ses feuilles mortes est faite la plus suave odeur.

De même, quand votre belle et aimable jeunesse sera fanée, mon vers en distillera l’essence.

 

                                                  William Shakespeare ( 1564 - 1616 )

 

Nature 41303

 

 

a1inwt44

 

 

citation

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 17:27

Il fait froid

 

Il fait froid…c’est le titre d’un poème de Victor Hugo, c’est aussi la réalité depuis quelques jours.... de la neige, des températures au-dessous de zéro, en Bretagne en novembre c'est très rare... il faut remonter au mois de novembre 1980.... 

 Le bonhomme hiver n'a pas tenu compte du calendrier, il est brutal, trop en avance, et si la neige fait le bonheur des enfants, pour tous ces hommes, femmes et enfants qui sont à la rue c'est une grande misère !

 

Il fait froid bis

 

L'hiver blanchit le dur chemin.
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main;
La haine souffle sur ta joie.

 

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée... --
Ferme ta porte à l'aquilon!
Ferme ta vitre à la nuée!

 

Et puis laisse ton coeur ouvert!
Le coeur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert;
Mais Dieu va rayonner peut-être!

 

Doute du bonheur, fruit mortel;
Doute de l'homme plein d'envie;
Doute du prêtre et de l'autel;
Mais crois à l'amour, ô ma vie!

 

Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles!
A l'amour, tison du foyer!
A l'amour rayon des étoiles!

 

Aime et ne désespère pas,
Dans ton âme où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

 

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Éponge des fautes lavées.

 

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.

 

A ces démons d'inimitié,
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse-leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

 

La haine, c'est l'hiver du coeur.
Plains-les! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage!

 

Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme?
Dieu ne retire rien du ciel,
Ne retire rien de ton âme!


Décembre 18...

 

                                    Victor Hugo

 

  sjoelsuk


Ce poème a été envoyé à Juliette Drouet, joint à la lettre suivante :

 

" tu venais de me raconter toutes ces paroles de haine échappées de ces fangeuses coulisses, c'était cette denière nuit, je marchais sur le pavé couvert de givre avec une brume glacée qui me piquait le visage, j'ai fait ces vers.
Ils sont un peu tristes, mon pauvre ange, mais je crois qu'ils contiennent cependant un bon conseil, et une vraie consolation.
On nous hait, il faut nous aimer.
Voici notre viatique pour l'année qui va s'ouvrir. Et je la commence par le mot qui la finira, n'est-ce pas ?
Je t'aime ! "
                                                     1er janvier _ nuit.

 

 

Victor Hugo avait demandé, pour Juliette, le rôle de la reine, dans Ruy Blas....elle ne l'obtint pas. Lorsque les représentations commencèrent le 8 novembre 1838, elles donnèrent lieu à des médisances de coulisses qui avivèrent le chagrin de Juliette.

 

 

 

sjoelsuk

 

 

Il fait froid ter

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:24

 

CITATIONS

 

 

J'ai toujours été entourée de livres, je ne saurais vivre sans eux ...qu'importe qu'ils soient de collections, de poche, ...et que l'on ne me dise pas que c'est une occupation de oisive ... j'ai lu,   je lis,   je lirai aussi longtemps que mes yeux me le permettront. Actuellement , je suis passionnée par la vie de Christine de Suède, " L'échiquier de la reine " roman de Yann Kerlau.....une reine scandaleuse et formidablement moderne  ( 1626 - 1689 ).

 

 

DSC05512

 

 

Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,
Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,
Se réveille, l'esprit rempli de rêverie,
Et, dès l'aube du jour, se met à lire et prie!
A mesure qu'il lit, le jour vient lentement
Et se fait dans son âme ainsi qu'au firmament.
Il voit distinctement, à cette clarté blême,
Des choses dans sa chambre et d'autres en lui-même;
Tout dort dans la maison; il est seul, il le croit;
Et, cependant, fermant leur bouche de leur doigt,
Derrière lui, tandis que l'extase l'enivre,
Les anges souriants se penchent sur son livre.

 

 

                           Victor Hugo   ( Les comtemplations )

                                    Paris, septembre 1842.

 

 

Jean-Honore-Fragonard-Girl-Reading-25300-copie-1.jpg

 de Jean-Honoré Fragonard  

 

BON WEEK-END x

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 08:16

 

CZ14 062

 

 

Entre les rangées d'arbres de l'avenue des Gobelins
Une statue de marbre me conduit par la main
Aujourd'hui c'est dimanche les cinémas sont pleins
Les oiseaux dans les branches regardent les humains
Et la statue m'embrasse mais personne ne nous voit
Sauf un enfant aveugle qui nous montre du doigt.


                                    Jacques Prévert  ( 1900 - 1977 )

 

 

WR924974

 

21.11 Bon dimanche

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 20:54

 

Au large du cap Fréhel... 09.08.2010

Au large du cap Fréhel.

 

 

La mer brille

comme une coquille ;

on a envie de pêcher.

 

 

La mer est verte,

la mer est grise

elle est d'azur,

elle est d'argent et de dentelle.

 

 

Paul Fort  ( 1872 - 1960 )

Ballades françaises.

 

 

SAINT-CAST

Saint-Cast :  la Grande plage et le port,

 

 

 

 

 

Pause.gif

 

 

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 08:04

DSC04768.JPG

 

La lande au cap Fréhel... c'est une très belle peinture que ces étendues de bruyères en fleurs, avec ça et là quelques ajoncs, .... mais bien que j'y sois souvent allée, je n'y ai jamais rencontré les petits korrigans ( nom breton donné aux lutins )... tantôt diaboliques, tantôt sympathiques.... 

 

 

 

 

Un peintre

 


                                                                              A Emmanuel Lansyer.

 

 

Il a compris la race antique aux yeux pensifs
Qui foule le sol dur de la terre bretonne,
La lande rase, rose et grise et monotone
Où croulent les manoirs sous le lierre et les ifs.

 

Des hauts talus plantés de hêtres convulsifs,
Il a vu, par les soirs tempétueux d'automne,
Sombrer le soleil rouge en la mer qui moutonne ;
Sa lèvre s'est salée à l'embrun des récifs.

 

Il a peint l'Océan splendide, immense et triste,
Où le nuage laisse un reflet d'améthyste,
L'émeraude écumante et le calme saphir ;

 

Et fixant l'eau, l'air, l'ombre et l'heure insaisissables,
Sur une toile étroite il a fait réfléchir
Le ciel occidental dans le miroir des sables.


                                        José-Maria de HEREDIA   (1842-1905)

 


x 001-copie-1

 

Château du Chêne-Vert à Plouer-sur-Rance,

 

 

 

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:21

 

x 001

 

 
Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues
Portent les songes des frèles brigantines

 

Les vieux de chez moi sont fils de naufrageurs
Leurs cranes pensifs roulent des trésors inouïs
Des voiliers brisés dans les goémons rageurs
Et luisent leurs regards comme des louis

 

Les vieux de chez moi n’attendent plus rien de la vie
Ils ont jeté les ans, le harpon et la nasse
Mangé la cotriade et siroté l’eau de vie
La mort peut les prendre, noire comme pinasse

 

Les vieux ne bougeront pas sur le banc fatigué
Observant le port, le jardin, l’hortensia
Ils diront simplement aux Janies, aux Marias
"Adieu, les Belles, c’est le branle-bas"

 

Et les femmes des marins fermeront leurs volets.


                                             Xavier Grall  ( 1930 - 1981 )

 

 

x

 

 

 

o164glwk

 

 

 

hortensias

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 10:04

Sports & Loisirs 32036

 

 

Les premiers skippers partis de Saint-Malo approchent de Pointe-à-Pitre.... lors de la publication de mon billet du 29 octobre... Saint-Malo ... La Route du Rhum, ... j'ai reçu un commentaire d'un jeune auteur écrivain poète guadeloupéen ...c'est donc ce poème déposé sur mon blog  que je vous offre en partage aujourd'hui ... Merci encore.à vous Georges Cocks de vous être arrêté chez moi...

 

 

 

o164glwk

 

 

 

 

 

Poeme.jpg

 

 


La Route du Rhum


 

Sur la dorsale de St Malo

Là ou la pointe recule la mer

Comme des arêtes hérissées

Les derniers supporteurs,

Dans un dernier hello,

Les laissent filer, toutes voiles vers les alizés.

 

 

Multicoques, monocoques

Ont pour même ennemi :

La croche, le sommeil et l’ennui.

Les loups eux peuvent compter sur leur ami

Les vents, leur seul bon concurrent.

 

 

Cap sur Pointe-à-Pitre

Où la marée envahit déjà la place de la Victoire

Et une vague de cris, d’applaudissements et de cors

Salut le vainqueur les mains hautes

Brandissant  la flamme de la consécration.


 

Le direct à ses fans

Et les grands hommes, font leur course autrement,

Autour d’une bouteille qui se vide tout doucement.

Le rhum connaît déjà son chemin

Son chenal est direct, étroit et sûr.

Les roulis grimacent le visage

Suivi d’un vent d’est : aaahhhh !

Et un coup de tonnerre : sale boisson !

Voilà pourquoi la Route du Rhum

Connaît toujours un grand succès

Car

La star est toujours à la hauteur de sa réputation.

 

 

Georges Cocks  auteur écrivain-poète Guadeloupéen

 

  

© 26102010

 

 

 

 

bonne-semaine.jpg

Repost 0
Published by primavera - dans POESIE
commenter cet article

Primavera

  • : Le blog de primavera
  • Le blog de primavera
  • : Amoureuse de la mer,je vis en Bretagne... passionnée de poésies,de lecture et d'Histoire...avec un grand H... sans oublier l'Italie !
  • Contact

CITATION

 

 

 «  La mer est un espace de rigueur et de liberté  »

Victor Hugo

Recherche

METEO

 

Texte Libre

 

blog-copie-1

 

o164glwk

 

Sans titre 2 

 

o164glwk

AMITIE

 

o164glwk 

 

 DSC01101

 

 

o164glwk

 

 

gd canal salute