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 Primavera bis

19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:51

Personnes 87642

 

... oui, j’ai aimé l’hiver, la neige, je ne concevais pas des fêtes de fin d’année sans neige…

En Normandie, dans cette jolie région appelée Suisse normande nous n’en manquions pas, il fallait parfois déblayer, faire un passage devant la maison pour rejoindre la rue et partir au collège….

Des années plus tard à Paris, elle devenait vite grise, et ici sur la côte bretonne, je l’ai souvent attendue, elle voletait parfois dans l’air et disparaissait dès qu’elle atteignait le sol, elle me manquait….. Quelle surprise en décembre 2010, elle recouvrait le jardin, la plage sur plusieurs cms….. j’en appréciais toujours  la beauté, mais uniquement la beauté … elle me retenait prisonnière en ma maison, les années avaient passées ….. Prima

 

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de Linda Picken 02

de Linda Picken

 

Hiver, bel hiver...

 

Hiver, bel hiver, beau berceau,

Toute la journée est éteinte,

La neige amassée au carreau

Est du bleu même des jacinthes,

Le temps passé n'a plus d'écho.

 

 

Dans l'alcôve ce bleu neigeux

Tend une écharpe de silence,

Et c'est le voile de nos jeux,

C'est le bain de nos préférences,

Et la lueur de nos aveux.

 

 

Sur la terrasse vont les pas

Des promeneurs d'un autre monde.

Notre univers est loin de là,

Le temps nous porte vers une onde

Où l'amour nous reconnaîtra.

 

 

À coeurs donnés, à coeurs donnants

La parole est une étrangère.

Comme l'oiseau passant au vent

Nos soupirs ont l'âme légère

Mais nos voeux sont plus exigeants.

 

 

De ses mains blanches le repos

Défend l'instant de toute crainte.

La neige amassée au carreau

Est du bleu même des jacinthes

En cet hiver, en ce berceau.

 

 

            Louise de Vilmorin ( 1902 - 1969 )

 

 

Quelques mots sur l'auteur : 

 

Louise-de-Vilmorin-x

 

  

 

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Personnes 87644

 

 

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Amitié

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 17:17

de Willem Haenraets

 

Est-ce mon dernier billet qui m’a fait me souvenir de parties de pêche en rivière ? Je n’étais encore qu’une pré-adolescente, un peu perdue dans une région que je venais de découvrir…. entre Caen et Bayeux, à la saison de la pêche nous partions quelquefois le dimanche matin vers un petit village dont j’ai oublié le nom… Vaux sur …. ?  Nous  pique-niquions au bord de l’eau, mon père pêchait et je lui  ramassais des sauterelles  dans le pré , sauterelles qu’il utilisait pour  tromper les poissons….Pas facile de les attraper ces insectes !...  Ils sont bien, bien loin mes douze ans ...Prima

 

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de Edward Wilkins Waite

 

 

Sans titre 4

 

« La pêche doit être bien ennuyeuse », dit une jeune fille qui en savait à peu près autant que la plupart des jeunes filles.

« Si c’était ennuyeux, je ne le ferais pas », dit l’enfant aux cheveux châtain clair et aux jambes de gazelle.

Elle se tenait là avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur. Elle enleva le petit poisson de la ligne et le jeta par terre.

Le petit poisson mourut...

Le lac s’étendait, scintillant et baigné de lumière. Cela sentait les saules et la chaude pourriture des joncs. De l’hôtel venait un bruit de couteaux, de fourchettes et d’assiettes. Sur la terre le petit poisson exécuta une danse courte et originale comme celles des peuples sauvages... et il mourut.

L’enfant continua à pêcher avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur.

Je ne permettrais jamais que ma fille s’adonnât à une occupation si cruelle, dit une dame qui était assise tout près de là.

L’enfant enleva le petit poisson de la ligne et le jeta de nouveau par terre à côté de la dame.

Le petit poisson mourut... il sursauta et retomba mort... une mort simple et douce ! Il oublia même de danser, sans façon il partit...

« Oh !... »  dit la dame. ( ... )

Et cependant dans le visage de la cruelle enfant aux cheveux châtains clairs, il y avait une profonde beauté et une âme à venir.

L’enfant continua à pêcher avec le grand et inébranlable sérieux du pêcheur. Elle est superbe avec ses grands yeux fixes, ses cheveux châtains clairs et ses jambes de gazelle.

Peut-être un jour plaindra-t-elle le petit poisson et dira : Je ne permettrais jamais que ma fille s’adonnât à une occupation si cruelle !...  ( ... )

                                                                                  

                                                                    Peter Altenberg ( 1859 - 1919 )

 

 

                                                               Traduction de Bret Cultet,

                                                                                                                           La Revue des revues, 1899

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Quelques notes sur l’auteur :

Peter Altenberg de son vrai nom Richard Engländer, ( 1859 – 1919 ) est né et mort à Vienne. Son œuvre se compose exclusivement de textes brefs, des « esquisses », réunis en recueils.

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 Merci  à Florentin qui a vu mon erreur, on ne peut mourir avant de naître, aussi j'ai corrigé !

 

de-Gillian-Lawson.jpg

 

 

 

   


  

 

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 15:42

J'aurai rêvé ma vie x

 

Existe-t-il  un endroit plus idéal que le bord de l’eau pour s’abandonner à la rêverie ? _  Je le pense, mais près d’une rivière, où l’eau y ondule doucement …. Au bord de la mer  le bruit des vagues accompagné parfois du cri des mouettes, est un spectacle toujours renouvelé, stimulant, vivifiant qui pour moi ne m’incite pas à la rêverie …Prima

J'aurai rêvé ma vie....

 

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J'aurai rêvé ma vie xxx

 

 

J'aurai rêvé ma vie à l'instar des rivières

Vivant en même temps la source et l'océan

Sans pouvoir me fixer même un mince moment

Entre le mont, la plaine et les plages dernières.

 

Suis-je ici, suis-je là? Mes rives coutumières

Changent de part et d'autre et me laissent errant.

Suis-je l'eau qui s'en va, le nageur descendant

Plein de trouble pour tout ce qu'il laissa derrière?

 

Ou serais-je plutôt sans même le savoir

Celui qui dans la nuit n'a plus que la ressource

De chercher l'océan du côté de la source

Puisqu'est derrière lui le meilleur de l'espoir?

 

 

                                                     Jules Supervielle  ( 1884 – 1960 )

                                                     (  Oublieuse mémoire

 

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  Quelques notes sur l’auteur  

 D’un père béarnais et d’une mère originaire du pays Basque, Jules Supervielle est né à Montevideo en 1884, il fit ses études au lycée Janson-de-Sailly à Paris tout en effectuant de nombreux voyages en Uruguay. Le 2 août 1939 il s’embarquera à l’île de Groix à destination de Montevideo où il restera jusqu’en 1946 y défendant les couleurs de la France.

Il obtiendra en 1955, le grand Prix de littérature de l’Académie française.

Mort à Paris en 1960, il sera inhumé au cimetière d’Oloron-Sainte-Marie. Sur sa tombe est écrit : « Ce doit être ici le relais où l'âme change de chevaux... »

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:08

PABLO NERUDA

 

Je n’ai pas l’intention de vous retracer ici la carrière politique de ce grand poète chilien que fut  Pablo Neruda  ( 1904 – 1973 ) lequel sous la présidence de Gabriel Gonzales Videla publiera, le 27 novembre 1947, une fulminante Lettre intime pour être lue par des millions d’hommes. Accusé de trahison à la patrie, pour sa défense, le 5 janvier 1948, il prononcera son discours J’accuse devant le sénat…. le 5 février 1948, les tribunaux ayant ordonné sa détention Pablo Neruda vivra caché, changeant souvent de domicile, pendant un peu plus d’un an, avant de quitter le Chili et d’y revenir en 1952.

 Ce sera donc durant sa clandestinité qu’il écrivit son  chef-d’œuvre, l’œuvre maîtresse  de la poésie latino-américaine de notre temps : Canto General  ( Chant Général ), une vaste fresque épique en  15 chants, 231 poèmes et plus de 15.000 vers.

 La première édition fut publiée au Mexique en 1950. Dès sa publication ce livre fut commenté dans tous les pays de langues espagnoles et amplement traduit.

Prima

 

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  PABLO-NERUDA-3.jpg

 

 

 

PABLO-NERUDA-copie-1.jpg

 

C’était l’automne du raisin.

La treille en grand nombre tremblait.

Les grappes blanches et voilées

givraient la douceur de leurs doigts

et les raisins noirs emplissaient

leurs petites mamelles rondes

d’un fleuve secret, circulaire.

Le maître, un artisan, un homme

aux longs traits maigre, me lisait

le pâle livre que la terre

consacre aux jours crépusculaires.

Sa bonté connaissait le fruit,

la branche-mère et le travail

laissant à l’arbre qu’il élague

sa forme nue, galbe de coupe.

Il parlait avec les chevaux

comme avec d’immenses enfants :

dans ses pas marchaient les cinq chats

et les chiens de sa maisonnée,

les uns lents et l’échine ronde,

les autres courant follement

sous la froidure des pêchers.

Il connaissait chaque rameau

des arbres, chaque cicatrice,

et sa voix sage m’instruisait

tout en caressant les chevaux.

 

                       Pablo Neruda  ( 1904 - 1973 )

                                 Le fugitif 1948

                                 Chant général 

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Faune-Flore-et-Animaux-5916.jpg

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 09:45

citation

 

 

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En 1868, des poètes amoureux de l’art, appartenant à la mouvance parnassienne décident de se retrouver tous les mois autour d’un repas afin de maintenir la cohésion du groupe, mais ce n’est qu’en 1872 que  Henri Fantin-Latour ( 1836 – 1904 ) fit poser ces poètes pour ce tableau " Un coin de table "  conservé au musée d’Orsay.

 

de Henri Fantin-Latour

 

Sans titre 2

 

Tes dix-huit ans réfractaires à l'amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu'au ronronnement d'abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d'abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l'enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

 Cet élan absurde du corps et de l'âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c'est bien là la vie d'un homme! On ne peut pas, au sortir de l'enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

 Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.  

         

                                                           René Char ( 1907 – 1988 )

                                                           Recueil : Fureur et mystère

 

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Quelques notes sur l’auteur :

 

Né à l’Isle-sur-Sorgue en 1907, René Char adhère à 22 ans au mouvement surréaliste qu’il quittera en 1934 après avoir signé un recueil en commun avec Eluard et Breton. Son œuvre sera désormais celle d’un solitaire et d’un homme d’action, en 1937 il dédiera son  Placard pour un chemin des écoliers aux enfants massacrés d’Espagne.

 

Résistant, sous le nom de guerre capitaine Alexandre, il s’opposa à la publication de ses œuvres pendant la guerre, il se consacra pourtant sans cesse à la poésie qu’il définit comme «  la parole du plus haut silence « 

 

René Char décédé à Paris en 1988, fut le poète de la révolte et de la liberté.

 

 

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Sans titre 3 

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:47

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OUI, je sais que ça peut surprendre...mais nous sommes bien en Bretagne...!

 

Nous avions fait une belle promenade , visité une pépinière sous un ciel bleu, quand sur le chemin du retour, aux alentours de 16 heures, nous fûmes surprises par une grosse pluie d’orage sous un ciel devenu noir, bien noir…. Mais grande fut la récompense quand le ciel redevenu clément nous offrit un magnifique arc-en-ciel.   Prima

04.11.2012... 01

 

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  Ce n'était pas une tempête.... mais une bonne averse qui précéda cet arc-en-ciel !!!

 

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L'orage s'amoncèle et pèse sur la dune

Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur.

Par instants, le soleil y darde un faisceau dur

De rayons plus blafards qu'un blême éclat de lune.

 

Les éclairs redoublés tonnent dans l'ombre brune.

Le pêcheur lutte et cherche en vain un abri sûr.

Bondissant en fureur par l'océan obscur,

L'âpre rafale hurle et harcèle la hune.

 

Les femmes, sur le port, dans le tourbillon noir,

Gémissent, implorant une lueur d'espoir...

Et la tempête tord le haillon qui les couvre.

 

Tout s'effondre, chaos, gouffre torrentiel !

Sur le croulant déluge, alors, voici que s'ouvre

En sa courbe irisée un splendide arc-en-ciel

 

                        Jules Breton (  1827 - 1906  )

 

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Quelques notes sur l’auteur :

Jules Breton-copie-1                                              

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 13:18

citation

 

… et pour moi ce sera une pause pour la durée des vacances…. Voire un peu plus   À bientôt     Prima

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 Dinard

 

Sans-titre-1.jpg

 

Deuxième promenade

 

La mer donne l'écume et la terre le sable.

L'or se mêle à l'argent dans les plis du flot vert.

J'entends le bruit que fait l'éther infranchissable,

Bruit immense et lointain, de silence couvert.

 

Un enfant chante auprès de la mer qui murmure.

Rien n'est grand, ni petit. Vous avez mis, mon Dieu,

Sur la création et sur la créature

Les mêmes astres d'or et le même ciel bleu.

 

Notre sort est chétif ; nos visions sont belles.

L'esprit saisit le corps et l'enlève au grand jour.

L'homme est un point qui vole avec deux grandes ailes,

Dont l'une est la pensée et dont l'autre est l'amour.

 

Sérénité de tout ! majesté ! force et grâce !

La voile rentre au port et les oiseaux aux nids.

Tout va se reposer, et j'entends dans l'espace

Palpiter vaguement des baisers infinis.

 

Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,

Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.

O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !

Et que vous emportez de chansons à la fois !

 

                          Victor Hugo ( 1802 - 1885 )

 

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Pause

 

 

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:31

AUTOMNE

 

" Beaux jours d'octobre " a écrit le poète... je doute qu'il en soit ainsi  aujourd'hui , en ce début d'octobre la pluie s'étant invitée presque chaque jour gommant le soleil , le bleu du ciel… Enfin le soleil est de retour ... mais pour combien de temps ? Prima

 

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Beaux jours d'octobre 01

 

BEAUX JOURS D'OCTOBRE-copie-1

 

 

En ces jours clairs, l'Automne au rêve nous exhorte ;

On prendrait son adieu pour l'éveil du printemps,

Si le bruit et le vol blessé des feuilles mortes

Imitaient les chansons et les ailes d'antan.

 

Mais en vain nous rêvons d'avril ! Voici les temps

Où l'âpre bise aura les neiges pour escorte.

Les cygnes noirs n'ont pas encor quitté l'étang,

Mais déjà le grand vent d'hiver sanglote aux portes.

 

Ainsi semble parfois si douce la tristesse,

Qu'on la prendrait pour du bonheur si, par moments,

Plein de cris et chargé de larmes prophétesses,

 

Un vent mystérieux ne soufflait brusquement

Une angoisse infinie et de proches tourments

Dans l'Automne doré des sereines tristesses.

 

                                   Fernand Gregh  ( 1873 - 1960 )

                                        La maison de l'enfance

               

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 Quelques notes sur l'auteur :  

Né à Paris en 1873, décédé en cette même ville en 1960 Fernand Gregh connut la célébrité  à 22 ans en écrivant un court poème que le critique du «  Temps » pris pour un poème inconnu de Verlaine.

Critique, historien et poète Fernand Gregh fut élu à l’Académie française le 29 janvier 1953.

 

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  OVER....

 

 

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 16:20

Automne de Robert Reid

Automne de Robert Reid

 

Septembre se termine, nous reviennent le vent, la pluie…. et l'automne.  

L’automne j’en aime les couleurs chatoyantes lorsque l’espace se gorge de soleil… " l’automne est un deuxième printemps " se plaisent à dire les poètes. J’aime cette saison lorsque les arbres se sont parés de ces couleurs d’or, de feu et de rouille… la nature nous offre une bien belle palette de tons ! Prima

 

 

Forêt en automne

 

Sans titre 4

 

Septembre ! Septembre !

Cueilleur de fruits, teilleur de chanvre,

Aux clairs matins, aux soirs de sang,

Tu m'apparais

Debout et beau,

Sur l'or des feuilles de la forêt,

Au bord de l'eau.

En ta robe de brume et de soie,

Avec ta chevelure qui rougeoie

D'or, de cuivre, de sang et d'ambre

 

Septembre !

Avec l'outre de peau obèse,

Qui charge tes épaules et pèse,

Et suinte à ses coutures vermeilles

Où viennent bourdonner les dernières abeilles !

 

Septembre !

Le vin nouveau fermente et mousse de la tonne

Aux cruches ;

La cave embaume, le grenier ploie ;

La gerbe de l'été cède au cep de l'automne,

La meule luit des olives qu'elle broie.

Toi, Seigneur des pressoirs, des meules et des ruches,

 

O Septembre ! chanté  de toutes les fontaines,

Ecoute la voix du poème.

Le soir est froid,

L'ombre s'allonge de la forêt

Et le soleil descend derrière les grands chênes.

 

Henri de Régnier  (  1864 - 1936 )

Recueil : La Sandale ailée

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Quelques notes sur l'auteur :

Né à Honfleur en  1864, mort à Paris en 1936, Henri de Régnier fit des études de droit, puis très vite ses goûts le portèrent vers la littérature, il collabora à toutes les revues françaises ou belges, organes du mouvement symbolisme, et évolua vers des formes poétiques plus traditionnelles.

Il fréquenta Verlaine, Mallarmé et épousa en 1895 la fille aînée de José-Maria de Heredia.

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de Edward Ladell 01

de Edward Ladell

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 17:36

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L’élégante villa  Le Clos  à Saint-Cast est devenue aujourd’hui un centre de villégiature pour groupes d’enfants ou adultes. Hier dimanche, elle fêtait son centenaire, mais un peu trop de monde pour en visiter les intérieurs... ce sera pour une prochaine fois 

Chez moi.... il y a la mer , la plage, les rochers, les bois... et bien que nous soyons sur la côte nord de la Bretagne, il y pousse des palmiers, des oliviers et des mimosas.... je sais, cela paraît difficile à croire, mais il en est ainsi... Saint- Cast est un petit paradis où il fait bon vivre, où je reste désormais attachée. Prima

 

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Le clocher de Saint Cast

 

chez nous

 

Septembre. La journée est transparente et pure.

L’automne semble un beau souvenir de l’été,

Et ne menace pas encore les feuilles mûres.

 

Le ciel est une coupe immense de clarté.

Le visage sacré de la terre respire

La paix, la plénitude et la fécondité.

 

Les vignobles heureux dans le fleuve se mirent

Sous l’eau calme, chargés du don des pampres lourds,

Les coteaux inclinés se regardent sourire.

 

Autour de son clocher là-haut sommeille un bourg ;

La chaleur sur les toits vibre et se réverbère,

Et l’on entend chanter les poules dans les cours.

 

Pas une âme dehors. C’est la saison prospère

Où sans qu’il soit aidé par le travail humain,

Seul dans les champs déserts, le grand soleil opère

Le miracle éternel qui nous donne le vin.

 

 

                                Louis Mercier ( 1870 – 1952 )

                               Les Voix de la terre et du temps

 

Quelques notes sur l'auteur :

Né à Coutouvre le 6 avril 1870 ce poète est décédé le 27 novembre 1951 à Saint-Flour. Journaliste il fut rédacteur en chef au Journal de Roanne. Méditatif , ce poète avait le goût de grandes compositions symboliques ou autres compositions inspirées par la nature et la terre du Forez.


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