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 Primavera bis

27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 20:28


   


Voici le pain, le vin, la table, la demeure,
ce dont l'homme a besoin, et la femme et la vie,
en ce lieu accourait la paix vertigineuse,
la brûlure de tous brûle en cette lumière.


Honneur à tes deux mains, ces oiseaux qui préparent
les blanches créations cuisinées en chantant,
et salut ! à tes pieds légers, tes pieds intègres,
vivat ! danseuse qui danse avec ton balai.


Ces fleuves brusques avec des eaux et des menaces,
ce pavillon pris dans les tourments de l'écume,
ces rayons de miel et ces récifs incendiaires


sont devenus la paix de ton sang dans le mien,
une couche d'étoiles et bleue comme la nuit
et la simplicité sans fin de la tendresse.



                                   Pablo NERUDA
                              ( La Centaine d'amour )


 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:55
   Le BELEM revisité par mon amie ROBY83

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Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.


Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.


Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.


Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!


Emile NELLIGAN   (1879-1941)

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 13:44

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Pas très loin de chez moi, le château de Fort la Latte, face au Cap Fréhel. Construit au 14ème siècle, remanié au 17ème, puis restauré au début du 20ème, ce château a conservé son aspect féodal. Il domine la mer de plus de 60 m et est séparé de la terre ferme par deux crevasses que l'on franchit sur des ponts-levis.
Ce château n"ayant jamais été conquis a conservé la puissance et la beauté de son origine.

Ce site exceptionnel servit à de nombreux décors cinématographiques, parmi lesquels  " Les Vikings " avec Tony Curtis et Kirk Douglas  _ " Les Chouans " avec Sophie Marceau et Lambert Wilson.
Fort la Latte, est visible de plusieurs plages castines,  inévitablement au cours de certaines de mes promenades je ne me lasse pas de le retrouver....selon le temps il nous apparaît tantôt gris, mais parfois immanquablement blanc sous le soleil !

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:37



http://www.deezer.com/listen-233867    


Je n'ai jamais foulé tes falaises hautaines,
Je n'ai pas vu tes pins verser leurs larmes d'or,
Je n'ai pas vu tes nefs balancer leurs antennes ;
Pourtant je te chéris, vieux pays de l'Armor.


Je t'aime d'un amour fort comme tes grands chênes,
Vers lesquels bien souvent mon coeur prend son essor,
Car sur nos bords, vois-tu, nous conservons encor
Le sang pur qui toujours gonfle si bien tes veines.


Oui, je t'adore avec tous tes vieux souvenirs,
Tes bruyères, tes joncs, ton granit, tes menhirs,
Ton rivage farouche et peuplé de légendes.


Et lorsque Floréal revient tout embaumer,
Dans la brise de l'est je crois, le soir, humer
Comme un vague parfum qui viendrait de tes landes.


William CHAPMAN  ( 1850 - 1917 )

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 11:03



http://www.deezer.com/listen-3125428

Couche-toi sur la grève et prends en tes deux mains,
Pour le laisser couler ensuite, grain par grain,
De ce beau sable blond que le soleil fait d'or ;
Puis, avant de fermer les yeux, contemple encor
La mer harmonieuse et le ciel transparent,
Et, quand tu sentiras, peu à peu, doucement,
Que rien ne pèse plus à tes mains plus légères,
Avant que de nouveau tu rouvres tes paupières,
Songe que notre vie à nous emprunte et mêle
Son sable fugitif à la grève éternelle.



Henri de Régnier ( 1864 - 1936 )

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 09:04


La lande au Cap Fréhel ( Côtes d'Armor )

 

http://www.youtube.com/watch?v=ARwMwrO9NHE

Une aube de douceur s'éveille sur la lande :
Le printemps de Bretagne a fleuri les talus.
Les cloches de Ker-Is l'ont dit jusqu'en Islande
Aux pâles " En Allés " qui ne reviendront plus.



Noirs aussi qui vivons et qui mourons loin d'elle,
Loin de la douce fée aux cheveux de genêt,
Que notre cour au moins lui demeure fidèle,
Renaissons avec elle à l'heure où tout renaît.



Ô printemps de Bretagne, enchantement du monde !
Sourire virginal de la terre et des eaux !
C'est comme un miel épars dans la lumière blonde :
Viviane éveillée a repris ses fuseaux.


Charles LE GOFFIC   (1863-1932)

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 14:05


http://www.deezer.com/listen-1125111

Quand je suis au bord de la mer
Afin de rester toujours jeune
Comme Aphrodite je déjeune
De soleil et de lune dîne

je me sens devenir ondine
Qui joyeuse où l'onde est amère
Ne souhaite pour son sommeil
Pas d'autre oreiller que les vagues

Si sur le sable le soleil
Luit, comme perdue une barque
Plus n'ai besoin de vos attraits
Votre éponge ni votre craie,

Vénus, pour dormir éveillée
Aux âmes de larmes mouillées

Raymond RADIGUET
( 1903 - 1923 )

 

 

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 12:46



http://www.deezer.com/listen-365081


Bien des gens en ce monde ont une humeur bizarre
Et dont on cherche en vain la cause et le secret
Sans qu'on sache pourquoi leur esprit guilleret
En un instant hargneux, coléreux se déclare.

L'un défend une chose et puis il la permet
L'autre, Anglais le matin, le soir se fait Tartare
L'un à l'esprit posé devient brouillon, distrait,
L'autre, grand orateur, est muet à la barre !

L'un change d'habitude aussitôt déjeuner
Et l'autre pour le faire attend après dîner.
Avare celui-ci prodigue sa fortune.

L'un progressiste à fond, tourne aux conservateurs.
D'où viennent les reflux et flux de ces humeurs ?
Comme ceux de la Mer n'est-ce pas de la lune ?


Jules VERNE  - ( Les Insolites de Jules Verne )

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 10:14


http://www.deezer.com/listen-539899

                      Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
                  Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
                  Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
                  S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
                  Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
                  S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
                  Voilà du papillon le destin enchanté!
                  Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
                  Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
                  Retourne enfin au ciel chercher la volupté!
                  
                  Alphonse de LAMARTINE
                  ( 1790 - 1869 )
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 10:27


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Si les liens du coeurs ne sont pas des mensonges,
Oh ! dites, vous devez avoir eu de doux songes,
Je n'ai fait que rêver de vous toute la nuit.
Et nous nous aimions tant ! Vous me disiez : ” Tout fuit,
Tout s'éteint, tout s'en va ; ta seule image reste.”
Nous devions être morts dans ce rêve céleste ;
Il semblait que c'était déjà le paradis.
Oh ! oui, nous étions morts, bien sûr ; je vous le dis.
Nous avions tous les deux la forme de nos âmes.
Tout ce que l'un de l'autre, ici-bas nous aimâmes
Composait notre corps de flamme et de rayons,
Et, naturellement, nous nous reconnaissions.
Il nous apparaissait des visages d'aurore
Qui nous disaient : ” C'est moi” la lumière sonore
Chantait ; et nous étions des frissons et des voix.
Vous me disiez : ” Ecoute !” et je répondais: “Vois !”
Je disais : ” Viens-nous-en dans les profondeurs sombres ;
” Vivons ; c'est autrefois que nous étions des ombres.”
Et, mêlant nos appels et nos cris : ” Viens ! oh ! viens !”
” Et moi, je me rappelle, et toi, tu te souviens.”
Eblouis nous chantions : - C'est nous-mêmes qui sommes
Tout ce qui nous semblait, sur la terre des hommes,
Bon, juste, grand, sublime, ineffable et charmant ;
Nous sommes le regard et le rayonnement ;
Le sourire de l'aube et l'odeur de la rose,
C'est nous ; l'astre est le nid où notre aile se pose ;
Nous avons l'infini pour sphère et pour milieu,
L'éternité pour âge; et notre amour, c'est Dieu.

                                               Victor HUGO
                                               Paris, juin 18..

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