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 Primavera bis

24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 15:54

de Guy Thiant x

de Guy THIANT

 

Il fut un temps où durant la saison estivale j’aimais me lever aux premières lueurs du jour, à l’heure où la station dormait encore, c’était le moment où un, voire deux cavaliers faisaient  trotter des chevaux sur la plage, dans les vagues… certainement le meilleur instant de la journée, un instant magique où je me retrouvais seule face à l'immensité de la mer.   Prima

 

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de Macduff-Everton-Point-du-Jour-13469

de Macduff Everton - Point du Jour

 

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J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq.

A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

                                                 Arthur Rimbaud  (  1854 - 1891 )

                                                           ( Illuminations   )

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:55

de Karin Kneffel

de Karin Kneffel

Que le temps passe vite, nous voici début juin... les jours les plus longs de l'année, le mois du solstice d'été...et aussi le mois des cerises dont les oiseaux sont si friands, et pas seulement les oiseaux... Prima

 

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Vacances et Occasions Spéciales 836

 

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Sans-titre-2.jpg

 

 

Quand les guignes furent mangées, 

Elle s'écria tout à coup : 

J'aimerais bien mieux des dragées. 

Est-il ennuyeux, ton Saint-Cloud !

 

On a grand-soif ; au lieu de boire, 

On mange des cerises ; vois, 

C'est joli, j'ai la bouche noire 

Et j'ai les doigts bleus ; laisse-moi. 

 

Elle disait cent autres choses, 

Et sa douce main me battait. 

Ô mois de juin ! rayons et roses ! 

L'azur chante et l'ombre se tait.

 

J'essuyai, sans trop lui déplaire, 

Tout en la laissant m'accuser, 

Avec des fleurs sa main colère, 

Et sa bouche avec un baiser.

 

Victor Hugo

( 1802 - 1885 )

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Maison et à la Maison 3108

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 18:40


fourmis-d-andrey-pavlov-1216949

Photo de Andrey Pavlov

 

 Tu n'es pas sans avoir appris " La Cigale et la Fourmi " cette fable de ce grand Monsieur Jean de la Fontaine ( 1621 - 1695 ),... c'est à cet écrivain et poète que j'ai tout de suite pensé en découvrant les photos d' Andrey Pavlov...

Ce photographe russe, Andrey Pavlov, immobilisé en raison d'une maladie de la colonne vertébrale s'intéressa et tomba sous le charme des fourmis vivant autour de sa datcha. Il va construire des décors miniatures et avec beaucoup de patience saisir l’image idéale qui fera une macrophoto parfaite.... Selon ce que j'ai lu, il ne s'agit pas d'un montage par ordinateur, mais de véritables fourmis qu'il mit en condition et qu'il observa pendant environ trois ans . Prima

 

chef-redskins-1217009Photo de Andrey Pavlov

 

Bien avant La Cigale et la Fourmi de Jean de la Fontaine, il y eut Esope....


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La cigale et les fourmis

 

C’était en hiver ; leur grain étant mouillé, les fourmis le faisaient sécher. Une cigale qui avait faim leur demanda de quoi manger. Les fourmis lui dirent : « Pourquoi, pendant l’été, n’amassais-tu pas, toi aussi, des provisions ? – Je n’en avais pas le temps, répondit la cigale : je chantais mélodieusement. » Les fourmis lui rirent au nez : « Eh bien ! dirent-elles, si tu chantais en été, danse en hiver. » Cette fable montre qu’en toute affaire il faut se garder de la négligence, si l’on veut éviter le chagrin et le danger. 

 

                                                          Esope (VI° siècle av. J.-C.)  Fables

 

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de Andrey Pavlov

de Andrey Pavlov

 

... donc Esope, La Fontaine et entre ces deux poètes..... Gilles CORROZET (1510-1568)...

 

Fourmis.jpg

 

 

Une grand'troupe de fourmis

Ensemble en un creux s'étaient mis,

Et avaient durant tout l'été

Amassé grande quantité

De blé, qu'ils avaient pu trouver

Pour se nourrir durant l'hiver ;

Lequel venu, une cigale

De qui la cure principale

Est de chanter l'été durant,

Laquelle était faim endurant,

Vint aux fourmis, et leur pria

Lui donner si peu qu'il y a

De leur blé. Ce qu'ils refusèrent,

Et par rigueur lui demandèrent

Qu'elle avait fait l'été passé,

Sans avoir son pain amassé.

Dit la cigale : " Je chantais

Et par les blés je m'ébattais. -

Lors, dirent les fourmis ainsi,

Il faut que l'endures aussi

Puisqu'ainsi est que tu as tant

Chanté l'été en t'ébattant,

Il te faut en hiver danser

Ainsi te faut récompenser. "

 

Qui ne pourvoit en temps et heure

En grand'nécessité demeure.



Gilles CORROZET (1510-1568)

 

 

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Oeuvres Abstraites Arrière Plans 3665 

 

 


 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 11:32

 DSC08614

 Le Jardin des Plantes d'Avranches

Il était un peu trop tôt en cette fin d'avril pour faire des photos très fleuries de ce jardin qui fut un lieu d'inspiration pour des écrivains, tel Guy de Maupassant, découvrant le Mont Saint-Michel depuis ce Jardin des Plantes d'Avranches  écrivit :

 

" Quelle vision, quand on arrive, comme moi, à Avranches, vers la fin du jour ! La ville est sur une colline ; et on me conduisit dans le jardin public, au bout de la cité. Je poussai un cri d'étonnement. Une baie démesurée s'étendait devant moi, à perte de vue,... ( ... ) ;... et au milieu de cette immense baie jaune, sous un ciel d'or et de clarté, s'élevait sombre et pointu un mont étrange, au milieu des sables.... "   Guy de Maupassant

Le zoom de mon appareil ne me permit pas de faire cette photo du Mont vu du Jardin des Plantes ! Dommage...     Prima


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Quand Mai se dépense tout entier

          La journée était charmante. C'était l'un de ces jours printaniers où Mai se dépense tout entier.

          Les premiers papillons se posaient sur les premières roses. Tout était neuf, dans la nature, les herbes, les mousses, les feuilles, les parfums, les rayons.

          Les cailloux étaient lavés de frais.

          La profonde chanson des arbres était chantée par les oiseaux nés d'hier.

          Il est probable que leur coquille d'oeuf cassée par leur petit bec était encore dans le nid.

          Des ailes bruissaient dans le tremblement des branches. Ils chantaient leur premier chant, ils volaient leur premier vol.

          Une jolie lentille d'eau couvrait les mares d'une nappe d'émeraude.

Les bergeronnettes s'y baignaient.

 

                                         Victor Hugo ( 1802 - 1885 )

                                  Une année de poésie _ Editions Omnibus

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 18:00

Nature 32423

 

" La pause, elle aussi, fait partie de la musique. "

Stefan Zweig

Extrait de La confusion des sentiments.

 

Une pause parfois est nécessaire, aussi pour quelques temps je vais abandonner le blog... Je reviendrai, je l'espère, après les vacances vous offrir le muguet du 1er mai ! 

Prima

 

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Nature 32419-copie-1

 

Au mois de mai, doux mois où fleurit la cerise,
Dans les bosquets tout blancs où l’on s’est attardé,
On hume les parfums vernals, et l’on se grise
Dans un flot virginal d’effluve débordé.


Le temps passe ; et, plus tard, on voit avec surprise,
Sur un rameau pliant, de soleil inondé,
Le fruit lourd et vermeil, que balance la brise,
Briller robuste et mûr sur l’arbre fécondé.


Cousines, bénissons le ciel ; la vie humaine
Est comme la nature : un bon ange ramène
Par un autre chemin le bonheur qui s’enfuit.


Tous les espoirs joyeux ici-bas ont leur place ;
Et Dieu, qui veut toujours le plus grand bien, remplace
L’arôme de la fleur par la saveur du fruit.

 

                                              Mai 1907.

                      Louis Fréchette ( 1839 - 1908 ) Poète québécois

                                Recueil :  Les oiseaux de neige

 

Nature 32417-copie-1

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:22

 Copie de Maison et à la Maison 20882

 

" Mon printemps " ... un poème, un poète libanais que je viens de découvrir et je suis admirative devant ces poètes lointains sachant si bien faire chanter notre langue,  Prima

  

roses rouges

 

Mon-printemps.jpg

 

 

Les chapiteaux du ciel sont garnis de prières

La rosée a fini d'habiller la jeunesse

Et sans tendre un seul doigt la main est embaumée

La lumière du jour parle aux rideaux des yeux

Chaque feuille est un mot brodé sur la lumière

Et qui tremble d'amour aux approches du son

Il a fallu mon sang pour colorer les roses

Pour emperler l'aurore il a fallu mes pleurs

Allez je vous bénis mes chères créatures

Promenez au printemps vos pieds nombreux sur terre

Pour défier l'azur vos yeux sont de turquoise

Et pour user le temps vos os sont de silex

Mais tous les grains d'encens dont j'ai fait mon armure

N'empêche point mon âme et mon corps de vieillir

Et tandis que l'oiseau fait la cour à la rose

La flûte de roseau soupire dans la plaine

Ma chanson dédiée à la fonte des neiges.

 

           Fouad Gabriel Naffah ( 1925 - 1983 )

  La description de l'homme, du cadre et de la lyre

 

 

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Quelques notes sur l'auteur :


Fouad Gabriel Naffah est un poète libanais d'expression française publié à compte d'auteur à Beyrouth dans un premier temps en 1957, il fut repris en 1963 au Mercure de France. Ce poète a obtenu en 1964, le prix " René Laporte " pour ses poèmes.

 

" Naffah a une très haute idée de son talent. C'est qu'en fait, il dépasse les cadres libanais, déborde même les cadres habituels d'une poésie qui se réclame française, le Foyer est oriental, l'ambiance est européenne ; l'ensemble se veut universel, absolu "   

 

                                          Georges G. Vigny dans la Revue du Liban

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 05:00

Johan-Messely-Couleurs-du-printemps--61337

De Johan MESSELY : Couleurs du printemps

 

 

" En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles. "                                                           

                                                           Khalil Gibran ( 1883 - 1931 )

 

 

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  Johan-Messely-Un-nouveau-printemps-64846 (1)

de Johan Messely _ Un nouveau printemps

 

 

Matins-d-avril.jpg

 

Matins d'avril ! Ciels bleus, fleurs ! réveils triomphants !

 Parmi le clair-obscur des volets clos, où rôde

L'or du soleil vibrant dans l'ombre déjà chaude,

Nous bondissions pieds nus hors de nos lits d'enfants.

 

Et, frileux, nous courions pousser une persienne

Où soudain entraient l'aube et la brise et l'azur ;

Des glycines pendaient mauves le long du mur,

Les gonds rouillés criaient sur la ferrure ancienne...

 

Éblouis, le front tiède et la tête sonore,

Nous écoutions monter la rumeur de l'aurore

Vaguement, des lointains de la brume vermeille,

 

Chocs du marteau, cris du clairon, chanson du nid,

Bruit solennel et doux du monde qui s'éveille...

Et devant nous s'ouvrait un espoir infini.

 

Fernand Gregh ( 1873 - 1960 )

La Maison de l'enfance

 

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 19:51

 

La-Primavera-de-Sandro-Botticelli.jpg de Sandro Botticelli " La Primavera " vers 1478

Nous voici depuis quelques jours en mars,  mois annonçant le Printemps, la Primavera en italien,...  j'ai toujours aimé cette saison, ni trop chaude, ni trop froide, j'en aime les promesses d'une nature qui s'éveille et nous fait oublier les longues journées d'hiver, bien sûr me diras-tu, il nous faut encore attendre quelques jours...mais ce dimanche fut si printanier, alors pourquoi attendre pour fêter cette renaissance ! Prima

 

Fleurs du printemps de Arthur Hacker

de Arthur Hacker

 

À une june Italienne

 

Février grelottait blanc de givre et de neige ;

La pluie, à flots soudains, fouettait l’angle des toits ;

Et déjà tu disais : « Ô mon Dieu ! quand pourrai-je

Aller cueillir enfin la violette au bois ? »

 

Notre ciel est pleureur, et le printemps de France,

Frileux comme l’hiver, s’assied près des tisons ;

Paris est dans la boue au beau mois où Florence

Égrène ses trésors sous l’émail des gazons.

 

Vois ! les arbres noircis contournent leurs squelettes ;

Ton âme s’est trompée à sa douce chaleur :

Tes yeux bleus sont encor les seules violettes,

Et le printemps ne rit que sur ta joue en fleur !

 

                        Théophile Gautier  ( 1811 - 1872 )

 

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Primevères                     Les premières primevères de mon jardin _ primule en italien, 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:38

de DL Valdesde DL Valdes

 

Dans la suite de mon précédent billet un poème choisi dans " Partition rouge "  _  " Poèmes de l'Os magique ".

 

Jacob Nibénegenesabe qui vécut  quatre-vingt-quatorze ans près du lac Winnipeg au Canada, était un conteur mais aussi un poète qui découvrit les pouvoirs de l'os à voeux :

 

" Un printemps près du lac Winnipeg, une oie des neiges solitaire apparut haut dans le ciel. Elle decendit en planant sur un plus petit lac et nagea jusqu'à son bord. Tout près, alerté par le vent qui apportait à ses narines l'odeur de l'oie, un lynx se tapit en silence. L'oie tendit le cou un instant, aux aguets. Mais avant qu'elle eut pu s'envoler le lynx la tenait entre ses dents. Il la dégusta os et plumes. Alors, comme il allait craquer un os pour en sucer la moelle, un homme poussa un cri et aussitôt le lynx se retrouva dans un arbre. Il ne restait de l'oie que des débris, mais parmi ceux-ci l'homme trouva un os dont on dit qu'il protége le coeur _ un  "os à voeux". Il l'examina avec grand soin. Plus tard, il découvrit que cet os était un instrument de métamorphoses qui lui permettait de devenir un "joueurs de tours" capable de faire exister les choses en les désirant et de se trouver lui-même dans toutes sortes de situations." 

 

Si comme Nibénnegenesabe je disposais de cet "os à voeux '... je sais ce que je souhaiterais... et moi seule le sait ... Prima

 

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de Jonnie Kostoff - daydreamers -de Jonnie Kostoff : " Daydreamers "
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Une fois je me voulus amoureux
J'étais un petit écureuil
rayé de noir
Je grimpais aux branches tremblantes pour lui cueillir des fruits.
J'ai même nagé avec la lune sur l'eau
pour la rejoindre.
C'était une époque un peu troublée pour moi.
Je travaillais tout le jour pour trouver la nourriture
et je veillais toute la nuit sur son sommeil.
Ce n'est plus pareil à présent
mais mon coeur chante encore
quand je l'entends
au-dessus des feuilles

   Extait des " Poèmes de l'Os magique"  
transcrit et traduit par Howard A. Norman
  ( Partition rouge publié chez Points )
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de Mike Juppde Mike Jupp
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:32

 

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En catimini

intrus parmi les fleurs roses

un camélia blanc

Et pourtant il est rose à fleurs doubles, il a commencé à fleurir en janvier avec presque deux mois d'avance et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, ce matin, une fleur blanche parmi tout ce rose ? La nature a parfois des fantaisies que je ne m'explique pas, ayant toujours connu ce camélia rose .... et ceci depuis 25 ans ! Prima 

 

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Sur mon chapeau de jonc

plop !

c'était un camélia.

 

Taneda Santôka  ( 1882 - 1940 )

 

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Un seul bruit 

au clair de lune __

la chute des camélias blancs

 

Takakuwa Rankô  ( 1726 - 1798 )

 

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