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 Primavera bis

12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 16:42

  Bonheur

 

 

Le Bonheur... en italien " La  Felicità " .... tous nous désirons le Bonheur pour nous-mêmes et pour ceux que nous aimons, mais combien d'entre-nous le possède sans toutefois le reconnaître désirant toujours plus... alors qu'il est fait de tous ces petits riens, de ces petits plaisirs que nous rencontrons chaque jour... Oui, je crois que chacun de nous est l'artisan de son propre Bonheur ! .... 

Et si Sully Prudhomme nous donnait dans son poème " Au bord de l'eau " la véritable recette du Bonheur .... Prima

 

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 Sans titre 4

 

S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
Le voir passer ;

Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
Le voir glisser ;

A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;

Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S'en embaumer ;

Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;

Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
Chante, écouter...

Entendre au pied du saule où l'eau murmure
L'eau murmurer ;

Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;

Mais n'apportant de passion profonde
Qu'à s'adorer ;

Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;

Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,

Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !

 

René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

 

 

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Sans titre 8 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 08:48

de Alexandre Averine 01

de Alexandre Averine

 

 

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                                                À la Dame Boudette.

 

Il en est d'un blanc pur, brillant, presque argenté ;
J'en sais d'un noir roux de feu mort,
Enfers près des candeurs mourantes des jetées ;
J'en sais d'or - et d'ajoncs - sous le ciel vert du nord,
Bosquets nains, micacés par les vagues heurtées.

 

Et la plage rose, à l'aube incarnat,
Parterre en sable fin, je la suis comme un rêve,
Longue, longue, sous le ciel de grenat !
Et les bulles d'écume en pâle rubis crèvent
Sur la douceur florale de la grève,
Sur la plage rose à l'aube incarnat.

 

D'autres s'incurvent sous l'enlacementdes branches
Flagellés par le vent salin, -
- Dansez, feulles et fleurs, aux plis des mousses blanches ! -
Frigide, une autre dort sous un ciel hyalin,
Dans les parfums brefs, sous les bises franches.

 

Et la lointaine, si voilée au crépuscule, -
Dont le fier horizon strié d'or violet
S'apaisait lentement sous des brumes de tulle,
Le rouge ou le sang du soleil coulait,
La blonde où la grotte ouvrait un mauve palais, -
Et la lointaine, si voilée au crépuscule !

 

J'en sais une douce et tiède, un miroir
De rêves gris et de mélancolies,
Où de tristes beaux yeux se mirèrent un soir
Et qui reflète un si douloureux désespoir
Dans les vagues remous de ses nacres pâlies !

                                
                                                Jean-Antoine Nau *

 

Jean-Antoine Nau, s'agit-il de John-Antoine Nau né en 1860 à San Francisco ( Californie ) et mort à Tréboul (Finistère ) ?  Ce poète et romancier américain était d'ascendance et d'expression française .... j'ai extrait ce poème du Calendrier de la poésie francophone 2011, un des rares poètes dont même la date de naissance ne figure pas.... ce qui n'est pas fait pour m'aider ! J'ai cherché  par d'autres sources d'informations et n'ai point trouvé... qu'importe ce poème est synonyme de vacances à l'heure où beaucoup prennent la route vers les stations balnéaires .

 

de Alexandre Averine 04

  de Alexandre Averine

 

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  Une pause parfois est nécessaire, aussi pour quelques temps je vais abandonner le blog... j'y reviendrai, mais quand je ne le sais.... ce sont les vacances .... avec les enfants et petits-enfants.

 

Je souhaite à toutes et tous de très beaux jours ensoleillés..... de très bonnes vacances. 

                                                              À très bientôt

                                                                         Amitié

                                                                          Prima

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 17:00

Arthur photo Ouest-France

Je m'appelle Arthur, je viens de goûter à la liberté, une liberté de courte durée... à peine dix jours ! Je me suis bien amusé, espiègle, je me suis joué des hommes qui voulaient me capturer, j'ai découvert la très jolie cité de Dinan, me promenant sur les toits, grimpant aux mâts des bateaux amarrés sur le port, narguant policiers et pompiers qui voulaient me capturer.... mais comme il y a toujours une fin à toute belle histoire, ce matin je fus rattrapé dans un jardin dinannais ..où je dégustais  sous l'oeil attendri des propriétaires les cerises et les pommes ...

 

Voilà comment finit une bien jolie fugue que ne sont pas près d'oublier les dinannais qui s'étaient pris d'affection pour ce petit singe.  Arthur a retrouvé ce matin son dresseur et le cirque, pauvre Arthur que l'on a remis en cage et chargé dans le coffre d'une voiture...  Prima

 

Arthur photo Ouest-France bis

 

Photos Ouest-France

 

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 Marc-Chagall-Grosser-grauer-Zirkus-160194

  de Marc CHAGALL

 

CIP60061 02

 

Les voici, doux et brunis par le soleil
les musiciens des rues :
de leurs guitares, de leurs violes
ils sèment les accords à tout vent.
Cela se passait aux heures calmes,
blanches, dans la douce chaleur méridienne.

 

Couverts de joyaux, ruisselants de couleur
voici les bateleurs : « Nos sauts périlleux sont notre vie et notre mort ;
que ceux qui nous aiment soient généreux ! »
Cela se passait au jour tombant,
au plein de l’été, quand les épis embaument.

 

Simples, candides, s’égaillant
dans les prés moelleux et givrés,
ils dansent, ils volent, joyeux,
les enfants en blanches mousselines.
Cela se passait en avril florissant,
les sources gémissaient l’air était léger.

 


                                        Carlo BETOCCHI
                            La Réalité triomphe du rêve,
                           ( poète italien, 1899 - 1986 )

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 08:52

G--Trombini-Are-you-sure-396100

  de G. TROMBINI

 

 

C'est ce que nous dit Rimbaud dans son poème ROMAN, écrit alors qu'il allait n"avoir que 16 ans, l'âge de tous les espoirs et de toutes les chimères... l'âge où l'on construit des châteaux en Espagne, où tous les rêves sont permis ! L'âge des premières amours ! Prima

 

 

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  de G.TROMBINI

 

 

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                   I

      

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

 

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...


          II

 

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

 

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...

 

          III


Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

 

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

 

          IV


Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...

 

- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

    

                                Arthur RIMBAUD  (  1854 - 1891 )

 

G--Trombini-Whats-your-name-396101 De G.TROMBINI

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 10:48

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Des coquelicots..... avec une de mes filles, l'an dernier.... le plaisir de semer des coquelicots, puis le déplaisir de voir les oiseaux les picorer et conserver l'espoir d'en voir fleurir au moins un.... tu sais les oiseaux, je les aime bien mais ils n'en tiennent pas compte et se nourissent de ces petites graines que tu sèmes...ils m'en ont donc laissées quelques unes et tous les jours je vois fleurir mes coquelicots

 

Mais ces graines de cosmos que j'ai semé qu'en sera-t-il ? J'ai beau regarder, chercher.... les oiseaux ont dû en faire leur nourriture ! Rien, je ne vois rien !

 

Revenons aux coquelicots, mes premiers coquelicots ce fut après la guerre que je les découvris dans cette campagne qui nous accueillit , n'ayant plus de maison, plus de ville... la Normandie été 1944  détruite, je découvrais les champs, les boutons d'or, les bleuets, les marguerites, les coquelicots et avec le recul la grande solidarité, la générosité de ces hommes et de ces femmes de la campagne, merci à eux pour leur grand coeur ! Prima

 

sjoelsuk

 

 

 

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LES COQUELICOTS

 

Ils éclatent dans le blé, comme une armée de petits soldats ; mais d’un bien plus beau rouge, ils sont inoffensifs.

Leur épée, c’est un épi.

C’est le vent qui les fait courir, et chaque coquelicot s’attarde, quand il veut, au bord du sillon, avec le bleuet, sa payse.

 

                                                                                          Jules Renard 

                                                                               Histoires naturelles 1894
                                                                                                                                        

 

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À Jules Breton.

 


 
Dans un creux sauvage et muet
Qui n’est pas connu du bluet
Ni de la chèvre au pied fluet
        Ni de personne,
Loin des sentiers des bourriquots,
Loin des bruits réveilleurs d’échos,
Un fouillis de coquelicots
        Songe et frissonne.

 

Autour d’eux, d’horribles étangs
Ont des reflets inquiétants ;
À peine si, de temps en temps,
        Un lézard bouge
Entre les genêts pleins d’effrois
Et les vieux buis amers et froids
Qui fourmillent sur les parois
        Du ravin rouge.

 


Le ciel brillant comme un vitrail
N’épand qu’un jour de soupirail
Sur leurs lamettes de corail
        Ensorcelées,
Mais dans la roche et le marais
Ils sont écarlates et frais
Comme leurs frères des forêts
        Et des vallées.
 


Ils bruissent dans l’air léger
Sitôt que le temps va changer.
Au moindre aquilon passager
        Qui les tapote,
Et se démènent tous si fort
Sous le terrible vent du Nord
Qu’on dirait du sang qui se tord
        Et qui clapote.

 

En vain, descendant des plateaux
Et de la cime des coteaux,
Sur ces lumineux végétaux
        L’ombre se vautre,
Dans un vol preste et hasardeux,
Des libellules deux à deux
Tournent et vibrent autour d’eux
        L’une sur l’autre.

 


Frôlés des oiseaux rebâcheurs
Et des sidérales blancheurs,
Ils poussent là dans les fraîcheurs
        Et les vertiges,
Aussi bien que dans les sillons ;
Et tous ces jolis vermillons
Tremblent comme des papillons
        Au bout des tiges.

 

Leur chaude couleur de brasier
Réjouit la ronce et l’osier ;
Et le reptile extasié,
        L’arbre qui souffre,
Les rochers noirs privés d’azur
Ont un air moins triste et moins dur
Quand ils peuvent se pencher sur
        Ces fleurs du gouffre.

 

Les carmins et les incarnats,
La pourpre des assassinats,
Tous les rubis, tous les grenats
        Luisent en elles ;
C’est pourquoi, par certains midis,
Leurs doux pétales attiédis
Sont le radieux paradis
        Des coccinelles.

 

  

Maurice Rollinat  ( 1846 - 1903 )

 

sjoelsuk

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 00:32

de Guy THIANT

de Guy THIANT

 

Il fut un temps où je savais me lever tôt le matin et à marée haute partir en catimini vers la plage pendant que tous dormaient. Sais-tu que c'est le meilleur moment pour se retrouver seule avec la mer.... bien que parfois j'y rencontrais des cavaliers faisant trotter leurs chevaux dans les vagues.... des chevaux et des vagues, la beauté de la mer alliée à l'élégance des chevaux.! ..Magnifique spectacle ! ..Sais-tu que l'eau de mer est bénéfique pour les jambes des chevaux, tout comme elle l'est pour toi ou pour moi....Prima

 

de Guy Thiant x

de Guy THIANT

 

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Pourquoi me hante ce rêve

 

Pourquoi me hante ce rêve
que des chevaux passent le fleuve dans un fracas d'orage
plus vieux que le monde ?
Vers quelle terre galopent-ils dans les lointains de ma conscience ?

 

Pourquoi me hante ce rêve
qu'un vieil homme tresse des cordes de lumière,
assis sur un trépied,
avec ses larges mains d'argile ?
Qui est-il, scellant les souvenirs,
reliant les pierres d'avant le temps,
les saisons de l'enfance,
les poissons du sommeil ?

 

Mais est-ce bien un rêve ?
Derrière la courbe du rocher, rose chair,
c'est toujours le même galop de vagues,
le même étincellement d'eau salée,
la même substance brûlante à l'horizon,
au fond du Vase que la brisure de notre vie


n'atteindra pas.

 

 

Pascale Moré

recueil : Leçons du silence.

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:16

VOLTAIRE

 


Consultant mon calendrier de la poésie francophone 2011 je découvre, à la date d'aujourd'hui, un poème de Voltaire ....

Te dire que je fus surprise, oui je le fus, n'ayant lu que quelques uns de ses romans et contes ( Candide, Zadig, ... Memnon ou La Sagesse humaine... ), mais un poème de Voltaire jamais,....  j'ignorais même qu'il eut écrit en vers  ! __

 

François-Marie Arouet, dit Voltaire, né et mort à Paris fut le symbole des Lumières, son oeuvre littéraire est imposante, il fut un humaniste luttant contre le fanatisme, et l'un des précurseurs de la Révolution française.... Ce n'est pas du grand philosophe que je vais te parler mais t'offrir un de ses poèmes en partage, un poème que j'ai bien aimé.... Prima

 

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Hé quoi ! vous êtes étonnée
Qu'au bout de quatre-vingts hivers,
Ma Muse faible et surannée
Puisse encor fredonner des vers ?

 

Quelquefois un peu de verdure
Rit sous les glaçons de nos champs ;
Elle console la nature,
Mais elle sèche en peu de temps.

 

Un oiseau peut se faire entendre
Après la saison des beaux jours ;
Mais sa voix n'a plus rien de tendre,
Il ne chante plus ses amours.

 

Ainsi je touche encor ma lyre
Qui n'obéit plus à mes doigts ;
Ainsi j'essaie encor ma voix
Au moment même qu'elle expire.

 

"Je veux dans mes derniers adieux,
Disait Tibulle à son amante,
Attacher mes yeux sur tes yeux,
Te presser de ma main mourante."

 

Mais quand on sent qu'on va passer,
Quand l'âme fuit avec la vie,
A-t-on des yeux pour voir Délie,
Et des mains pour la caresser ?

 

Dans ce moment chacun oublie
Tout ce qu'il a fait en santé.
Quel mortel s'est jamais flatté
D'un rendez-vous à l'agonie ?

 

Délie elle-même, à son tour,
S'en va dans la nuit éternelle,
En oubliant qu'elle fut belle,
Et qu'elle a vécu pour l'amour.

 

Nous naissons, nous vivons, bergère,
Nous mourons sans savoir comment ;
Chacun est parti du néant :
Où va-t-il ?... Dieu le sait, ma chère.

 

                                             Voltaire   ( 1694 - 1778 )

 

 

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Bonne-semaine.jpg

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 14:18

Marso-Soleil-61083

Soleil de Marso

 

Le soleil, réveillé d'une longue léthargie qui  en son temps a divisé les scientifiques, ne nous quitte plus...  je te dirai que c'est bien agréable de vagabonder sous le soleil, mais notre terre commence à en souffrir et elle l'implore de s'effacer un peu, de lui permettre de se réhydrater ... Prima

 

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No-Place-To-Fall de William Vanscoy

 

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NOUS ARRIVONS vers le soleil
auquel très profondément
j'appartiens
depuis la lumière éclatante
de ces étés puissants
qui brûlait la peau
de mon enfance aveugle
absorbant les contours de la vie.
Nous marchions sur les chemins
entourés de collines arides
la poussière était blanche et sèche
nous nous dirigions ainsi vers l'âge adulte
          où le corps s'assombrit
          sous les rayons du temps
depuis les vestibules de ma villa romaine
entre les oliviers et les pins parasols
          où la fraîcheur de l'âme
          le souci du bien-être
conduisent éternellement à l'esprit de ces lieux.

 

Le soir revenait
avec l'ombre et la fraîcheur tant attendues
nous nous asseyions sur le bord
          de la route encore chaude.
On espérait le vent
les cigales soudain
s'arrêtaient une à une
le silence devenait presque douloureux
nous allions à la fontaine
puiser l'eau sous les arbres
          en attendant la nuit.


                                 Paul de Brancion ( 1951  -  )

 

 

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Quelques notes sur l'auteur :  

 

  Né en 1951,  Romancier et poète Paul de Brancion, après des études de philosophie fut professeur de littérature ...  il écrit pour des compositeurs de musiques contemporaines.

 

 

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Styles de vie et Cultures 2576 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:33

LE RËVEUR...

 

 

Te dire que j'affectionne ce poète, que j'aime me pencher sur son Journal intime, y découvrir ses pensées ce serait me répéter... mais je peux rappeler qu'il fut le tout premier Prix Nobel de Littérature en 1901...ce fut donc la France qui ouvrit cette longue série de Nobel !  " Suis-je un poète, suis-je un philosophe ? " se demandait Sully Prudhomme, il fut poète-philosophe ! Prima

 

ROSEE

 

 

 

ROSEES 003

 

Je rêve, et la pâle rosée
Dans les plaines perle sans bruit,
Sur le duvet des fleurs posée
Par la main fraîche de la nuit.

 

D'où viennent ces tremblantes gouttes ?
Il ne pleut pas, le temps est clair ;
C'est qu'avant de se former, toutes,
Elles étaient déjà dans l'air.

 

D'où viennent mes pleurs ? Toute flamme,
Ce soir, est douce au fond des cieux ;
C'est que je les avais dans l'âme
Avant de les sentir aux yeux.

 

On a dans l'âme une tendresse
Où tremblent toutes les douleurs,
Et c'est parfois une caresse
Qui trouble, et fait germer les pleurs

 

                      Sully Prudhomme  (  1839-1907  )

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 15:03

Muguet

 

 Le muguet, ces jolies petites clochettes tant recherchées en ce 1er mai,  appelé aussi lys des vallées symbolise le printemps et a aussi, selon les Celtes, des vertus porte-bonheur... pour cela il suffit d'y croire, ... et qu'est-ce le Bonheur ?...  C'est selon toi, moi ... l'idée que tu t'en fais,  ....nous n'en avons pas tous la même demande, alors que ces brins de muguet que tu recevras bel et bien ou virtuellement t'apportent tout le Bonheur que tu en attends. Prima

 

muguet01BIS

 

Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

 

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

 

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

 

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

 

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

 

                Maurice CARÊME  ( 1899-1978 )

 

MUGUET 01

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