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 Primavera bis

26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 00:00

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Non, pas une glycine. Au lieu de grappes mauves,
Ce sont des grappes d’or…
On dirait des pendants d’oreilles de jadis, en bel or fauve…
Ou des pastilles d’ambre, ou les confetti d’or
Qui joncheraient, pour un grand mariage,
Le tout petit sentier… C’est le décor
Où des torches s’allument. Vois flamber le paysage!

 

Survient le vent.
Et c’est une cascade lumineuse de topazes,
Un long feu d’artifice, un jet d’eau qui s’embrase,
Un quatorze Juillet de mai ! Vois, dans le vent,
La joie ardente du printemps!

 

Pas de canons, d’ailleurs, ni de Bastilles prises.
C’est la fête rustique du Cytise.

 

En cheveux de soleil,
-Papillotes. Jeune perruque ébouriffée-
Le Cytise s’éveille. Il est pareil
À quelque page blond sortant d’un magique sommeil.

 

                                                 ( .... )

                                  Sabine SICAUD  ( 1913 - 1928 )

 

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  Sabine Sicaud est née et décédée à Vllleneuve-sur-Lot à l'âge de 15 ans,. Elle n'avait que 13 ans lorsque ses premiers poèmes préfacés par Anna de Noailles furent publiés...Souffrant d'une maladie des os, certains de ses poèmes sont poignants  dont celui-ci  " Douleur je vous déteste "... je vous en cite un extrait en partage :

 

" Je vous hais trop ! Je vous hais trop d'avoir tué
Cette petite fille blonde
Que je vois comme au fond d'un miroir embué...
Une Autre est là, si différente ! " 

 

 

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Bonne semaine 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:03

AIME CESAIRE Citation

 

 

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Le 17 avril 2008, le grand poète martiniquais, romancier, historien et homme politique,  Aimé Césaire, chantre de la négritude nous quittait à 94 ans  ; aujourd'hui un hommage national bien mérité, lui sera rendu au Panthéon, aussi j'ai retrouvé sur un de mes anciens blogs un extrait de son flamboyant poéme Cahier d'un retour au pays natal.

Aimé Cesaire a été inhummé dans sa terre natale, seule une grande fresque rappelant sa vie sera visible à Paris.  Prima 

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Il me suffirait d’une gorgée de ton lait jiculi pour qu’en toi je découvre toujours à même distance de mirage – mille fois plus natale et dorée d’un soleil que n’entame nul prisme – la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.
 
Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir… j’arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : "J’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur déserté de vos plaies".
 
Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte… Et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai".
Et je lui dirais encore :
"Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir."
 
Et venant je me dirais à moi-même :
"Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du  spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse…"
 
                                                                Aimé CESAIRE ( 1913 - 2008 )
                                                    Cahier d'un retour au pays natal
 MARTINIQUE 002
 
 
 
 
 
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 14:39

MAGNOLIAS

 

" Toi qui sais... " _  je crois que nous ne savons jamais ce que sera demain...  un enfant naît, son premier sourire est pour ses parents, mais quel adolescent, puis quel homme sera t-il demain ? ... Toi tu le sais ? _  Moi non, mais j'ai l'espoir que demain tu seras un homme juste et bon, petit Tom !  Prima

 

Lilac Chorus de Fasani

 Lilac Chorus de Fasani

 

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Toi qui sais


Parle-nous de lilas
Ou de magnolias


Nous qui retenons les noms
Sans saisir la voie du don
De la sève qui gonfle en secret
        chaque grappe chaque pétale


Toi qui sais


Apprends-nous à être
Pure couleur pure senteur
Rejoignant de cercle en cercle
Toutes couleurs toutes senteurs
        dans l'abandon à la résonance


Toi qui nous renvoies
        à notre nom
Apprends-nous à être
Fleurs de l'oubli
        et racines de la souvenance


                  François Cheng

             ( À l'orient de tout )

 

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Quelques mots sur l'auteur :

 

François Cheng est né en Chine en 1929... c'est en 1949 qu'il s'installera définitivement en France. Après des études à la Sorbonne et à l'Ecole des Hautes Etudes il sera professeur à l'Institut des langues et civilations orientales. En 1977 paraît son premier livre en français et dès lors il n'écrit plus que dans sa langue d'adoption.

François Cheng a obtenu le Grand Prix de la Francophonie en 2001 et a été élu à l'Académie française en 2002.

 

CAMELIA

 

Ce camélia double est en fleurs et boutons... un plaisir pour les yeux.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:57

SULLY PRUDHOMME

 

" Ecrire pour le public, c'est une rude besogne où l'attention est toujours en éveil pour choisir et critiquer tous les éléments fournis par la sensibilité. Ecrire pour soi, c'est respirer "  Sully Prudhomme .

 

Ce poète et philosophe, Prix Nobel de littérarure en 1901, homme pudique, aux délicatesses légendaires nous a livré dans son Journal intime de très belles Pensées, que je prends plaisir à relire de temps à autre.  

 

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LE COURTIL DES SENTEURS

 

 Le Courtil des Senteurs à Quévert, près de Dinan dans les Côtes d'Armor, un joli nom poétique pour un endroit magique où il fait bon se promener et humer les diverses fragances qu'exhalent les roses et autres fleurs de ce parc..

 

LA BOUTURE DE SULLY PRUDHOMME

 

Au temps où les plaines sont vertes,
Où le ciel dore les chemins,
Où la grâce des fleurs ouvertes
Tente les lèvres et les mains,

 

Au mois de mai, sur sa fenêtre,
Un jeune homme avait un rosier ;
Il y laissait les roses naître
Sans les voir ni s'en soucier ;

 

Et les femmes qui d'aventure
Passaient près du bel arbrisseau,
En se jouant, pour leur ceinture
Pillaient les fleurs du jouvenceau.

 

Sous leurs doigts, d'un précoce automne
Mourait l'arbuste dévasté ;
Il perdit toute sa couronne,
Et la fenêtre sa gaîté ;

 

Si bien qu'un jour, de porte en porte,
Le jeune homme frappa, criant :
"Qu'une de vous me la rapporte,
La fleur qu'elle a prise en riant !"

 

Mais les portes demeuraient closes.
Une à la fin pourtant s'ouvrit :
"Ah ! Viens, dit en montrant des roses
Une vierge qui lui sourit ;

 

"Je n'ai rien pris pour ma parure ;
Mais sauvant le dernier rameau,
Vois ! J'en ai fait cette bouture,
Pour te le rendre un jour plus beau."


           René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

 

LA BOUTURE

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 13:12

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Fête de printemps _
du fond de l'eau
les herbes m'appellent

 

Fuyuno Niji ( 1943 - 2002 )

 

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Que voilà un haîku qui t'explique le pourquoi je suis moins présente sur le blog, que mes visites se font moins régulières.... le Printemps ! ... mais oui, le sourire du Printemps qui m'invite à des promenades, à de nouvelles activités, à des rencontres entre amis, et le Temps passe si vite  ! _   Prima

 

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Chaque année, les quelques jours de la pleine floraison des cerisiers sont l'occasion de grands  piques-niques et beuveries sous les arbres : c'est hanami, La fête des Cerisiers ou " Contemplation des fleurs ". ( Anthologie du poème court japonais )

 

 

Voyage et Tourisme 3813

 


Tombent les fleurs de cerisiers _
entre les branches
un temple apparaît

 

Yosa Buson ( 1716 - 1783 )

Voyage et Tourisme 3812

 

À l'ombre des fleurs de cerisier
il n'est plus
d'étrangers

 

Kobayashi Issa ( 1763 - 1827 )

 

Personnes 100558 

Bon week-end x

 

Je n'ai pas l"habitude de faire de la publicité sur mon blog, mais pour toi qui un jour me l'a demandé ... toutes ces images du Japon et bien d'autres proviennent des logiciels d'images édités par " Micro Application " et  "Print Master " Prima

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 22:43

Nature 6495

 

La lune? Ce n'est plus la même
Le printemps? Ce n'est plus
Le printemps d'autrefois.
Moi seul
N'ai pas changé.

 

Ô fleurs du ciel!
Tombez en obscures nuées
Au point que la vieillesse
En perde son chemin

 

Ariwara no Narihara (825-879)

 

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Le Japon vit depuis un peu plus d'une semaine une terrible catastrophe, un séisme suivi d'un tsunami et depuis, c'est  une lutte de tous les jours pour éviter une catastrophe nucléaire.....

 

CIPANGO est le nom par lequel Marco Polo désignait le Japon ....Tout en copiant les Chinois puis les Occcidentaux, les Japonais ont toujours tenus eux-même à se distinguer du reste du monde. Ils ont su développer une esthétique unique et une sociabilité rigoureuse... je ne suis jamais allée au Japon, je l'ai découvert par mes lectures...

 

J'ai beaucoup de respect pour ce  peuple courageux qui sait rester serein, stoïque devant les épreuves qu'il subit en ce début d'année et dont il saura se relever ... Prima

 

o164glwk

 

Nature 6504 

LE JAPON

 

                           À Madame Judith Gautier.


 
Rêve de laque et d’or, le Japon merveilleux,
Planète inaccessible, étonnement des yeux,
Brillait là-bas. Ce qu’il accomplissait naguère,
Aucun peuple n’a su ni ne saura le faire ;
C’était surnaturel à force d’être exquis ;
Son génie éclatait dans le moindre croquis.
Il avait sa façon de comprendre les choses ;
Les oiseaux, les poissons, l’arbre, les lotus roses.

 

La lune même, avaient des aspects inconnus
Dans son art fantastique et vrai pourtant. Corps nus,
Ou vêtus comme nul n’est vêtu sur la terre,
Les Japonais vivaient gaîment et sans mystère
Dans leurs maisons de bois aux cloisons de papier.
Nourris d’un peu de riz, exerçant un métier,
Ils travaillaient sans hâte, en riant ; leur envie
Se bornait simplement à jouir de la vie,
À cultiver des fleurs, à charmer leurs regards
Par tous ces bibelots qu’avaient créés leurs arts.
Ils poétisaient tout ; chez eux les hétaïres,
Adorables, étaient « marchandes de sourires ».
De l’Extrême-Orient ils étaient l’Orient,
Et la Chine pour eux n’était que l’Occident.

                                           ( ... )


                        Camille Saint-Saëns ( 1835 - 1921 )
                                 ( Rimes familières )

 

Voyage et Tourisme 744

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 01:00

ALOUETTE

 

" Entre prime et tierce se commença le jour à réchauffer et le soleil à luire et à monter, et les alouettes à chanter; "

 

Jean Froissart, ( Chroniques 1400 )

 

Le chant de l'alouette de Jules Breton ( 1884 )

Le chant de l'alouette de Jules Breton ( 1884 )

 

 

Je n'ai jamais entendu le chant de l'alouette, mais je me suis laissée conter qu'il est unique, et que son chant a inspiré de nombreux artistes fascinés par les prodigieuses variations de ce chant ... j'ai aimé la fraîcheur de ce poème, de la lumière dans un monde devenu si sombre.  Prima

 

L'alouette

 

                Oiseau de lieu sauvage,
                Libre de vasselage
Dont les chants au matin saluent le marécage !
                Emblême de bonheur
                Est ton nid, gai causeur.
Oh ! si l’on pouvait vivre avec toi solitaire
Sans trouver au désert les soucis de la terre !
           Ton chant est si retentissant,
Tout imprégné d’amour qu’il est, dans l’atmosphère,
                Que rien n’est plus puissant.
Où vas-tu voyager sur ton aile légère ?
Ton chant est dans le ciel, ton amour sur la terre !


                Dominant le feuillage
                Et la lande sauvage,
Et l’azur coloré qui devance au passage
                Le char du Dieu du jour
                Cet arc-en-ciel d’amour
Chérubin musical en chantant vole, vole !
Et du plus haut des cieux effleure la coupole !
           Et puis lorsqu’arrive le soir
Viens demander asile aux fleurs de la bruyère
                En ton gentil dortoir.
Oh ! que ne peut-on vivre avec toi, solitaire,
Sans trouver au désert les soucis de la terre !


                                       James Hogg ( 1770 - 1835 )

 

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Un petit mot sur ce poète et romancier écossais _  Très pauvre, James HOGG était berger,  surnommé " le Berger d'Ettrick" , il apprit à lire et à écrire grâce à son employeur qui mit des livres à sa disposition, objectif qu'il atteint à l'âge de 14 ans.

 

 Le Courtil des Senteurs à Quevert ( 22 )

 

Le Courtil des Senteurs à Quévert ( Côtes d'Armor )

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 20:35

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" Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire , écouter, s’épanouir."
                                                                       Pablo NERUDA   

 

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Pour toi qui peut-être ne connaîs pas ce grand poète chilien, Pablo NERUDA ( 1904 - 1973 ) : 

Il fut diplomate, consul, il voyagera beaucoup, en 1935 il sera nommé consul en Espagne. En 1955 il obtiendra le Prix international de la Paix et en 1971 le Prix Nobel de Littérature.

Nommé ambassadeur du Chili à Paris en 1970, il rentrera dans son pays en 1973, cette même année où Salvador ALLENDE, président du Chili sera assassiné ( 11 septembre 1973 ). La maison de Pablo NERUDA à Santagio du Chili sera saccagée et ses livres brûlés

 

Epuisé par les évènements Pablo NERUDA meurt dans un hôpital de Santiago du Chili, le 23 septembre 1973 . 

 

 

 

Mathilde

 


Mathilde, nom de plante ou de pierre ou de vin,
nom de ce qui est né de la terre, et qui dure,
la croissance d'un mot a fait lever le jour,
dans l'été de ton nom éclatent les citrons.

 

Sur ce nom vont courant les navires de bois
entourés par l'essaim bleu marine du feu,
les lettres de ton nom sont l'eau d'une rivière
qui viendrait se jetter en mon coeur calciné.

 

Oh ce nom découvert sous un volubilis,
nom semblable à l'entrée d'un tunnel inconnu
qui communique avec tous les parfums du monde !

 

Oh-envahis moi de ta bouche qui me brûle,
cherche en moi, si tu veux, de tes yeux de nuit, mais
laisse-moi naviguer et dormir sur ton nom.

 
                                  Pablo NERUDA (1904 - 1973 )

                                        ( La Centaine d'amour )

 

sjoelsuk

 

 La Centaine d'amour, ce sont cent poèmes inspirés par une belle histoire d'amour... entre Pablo et Mathilde URRUTIA, soprano qu'il rencontra au Mexique en 1949, avec laquelle il noua une liaison secrète jusqu'en 1955,...qu'il légalisa par son mariage au Chili en 1966.

 

  http://primavera.over-blog.org/article-a-matilde-urrutia-56328209.html

 

En cliquant sur ce lien, tu retrouveras une très belle lettre que Pablo écrivit à Mathilde.

Prima

 

PABLO X 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:46

LIS VISUEL 03

  

Robert de Montesquiou Fezenzac, comte, poéte, dandy né à Paris en 1855, décédé à Menton en 1921, est issu d'une illustre lignée originaire de Gascogne, il se flattait de compter parmi ses ancêtres le célèbre d'Artagnan ...

Tu te souviens " Un pour tous et tous pour un " la devise des Trois  mousquetaires... D'Artagnan n'est pas seulement le personnage clé de la trilogie d'Alexandre Dumas... il a bel et bien existé, il s'appelait Charles de Batz Castelmore comte d'Artagnan... un nom bien compliqué à retenir ... Prima

 

LIS VISUEL

 LIS VISUEL 05

 

 
                            Et qu'à vos yeux, si beaux ! l'humble présent soit doux.
                                                                         Verlaine

 


Comme un beau lis d'argent aux yeux de pistils noirs
Ainsi vous fleurissez profonde et liliale,
Et, tout autour de vous, la troupe filiale
Des fleurettes s'incline avec des encensoirs.

 

Dansvotre belle forme, une pensée égale
Mêle à l'éclat du jour la tristesse des soirs,
Et vous ne vous penchez avec des nonchaloirs,
Que pour vous redresser, plus fière, et plus royale.

 

Votre arôme est votre âme, et votre amour est fort ;
Ils vont au Bien, au Beau, fixant jusqu'à la Mort,
_ Car le parfum sait bien qu'il se volatilise...

 

Et, montant jusqu'au Dieu qui les idéalise,
Vont le prier pour ceux qui n'ont pas vos pouvoirs,
Beau lis qui regardez avec vos pistils noirs !


                              Robert de Montesquiou ( 1855 - 1921 )

 

LIS VIRTUEL Bonne soirée 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:25

Beatrice de Marie Spartali Stillman

Béatrice de Marie Spartali Stillmann ( 1844 - 1927 )

 

Béatrice a t-elle vraiment existée ? .... Est-elle comme l'affirme certains une création du coeur, la femme idéalisée par le poète ou est-elle cette jeune Florentine que Dante aurait rencontrée alors qu'elle n'avait que huit ans, lui neuf ans  et dont il tomba passionnément amoureux, un amour qui devint un culte... Toutefois Béatrice se maria, l'affection que lui porta le poète n'en fut pas pour autant diminuée et lorsqu'elle mourut à 25 ans, il la pleura et vécut dans son souvenir.... Meravigliosa storia d'amore ! Prima 

 

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Dante pleurant Béatrice de Marcel Rieder ( 1862 - 1942 )

 

 

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" Neuf fois depuis ma naissance, le ciel de la lumière était retourné au même point de son évolution, quand apparut à mes yeux pour la première fois la glorieuse dame de mes pensées, que beaucoup nommèrent Béatrice, ne sachant comment la nommer ...  "   Dante

 

sjoelsuk

 

 

         Chevauchant avant hier sur un chemin
Contre mon gré et tout pensif,
Je rencontrai l'Amour au milieu de la route,
Portant le simple vêtement d'un pélerin.
         

          Il avait un aspect humble
Comme s'il avait perdu toute sa dignité.
Il marchait pensif et soupirant,
La tête inclinée, comme pour ne pas voir les gens.
         

          Quand il me vit, il m'appela par mon nom
Et dit : je viens de loin,
Là où ton coeur se tenait par ma volonté,
         
 
          Et je l'apporte pour qu'il serve à une nouvelle beauté.
Alors je me sentis tellement envahi par lui
Qu'il disparut tout d'un coup, sans que je me fusse aperçu comment.
 
     
                                     Dante ( 1261 - 1321 )

 

sjoelsuk

 

Bonne semaine-copie-1

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