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 Primavera bis

31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:22

Alexandre Pouchekine ( 1799 - 1837 ) " le poète le plus européen " de la Russie, mais aussi le poète le plus russe de la Russie, selon Wladimir Weidlé ( critique d'art  __ 1895 - 1979 ). __ Pouchkine avait 15 ans lorsqu'il écrivit " Mon portrait "  directement en français, langue qu'il maîtrisait aussi parfaitement que le russe, dévorant tous les livres des auteurs français de la bibliothèque de son père et de son oncle !

 

Pouchkine Les Adieux à la mer de Ilya Repine et Ivan Aïva

Les Adieux à la mer de Ilya Repine et Ivan Aïva

 

A. POUCHKINE

 

 


Vous me demandez mon portrait,
Mais peint d'après nature :
Mon cher, il sera bientôt fait
Quoiqu'en miniature.

 

Je suis un jeune polisson
Encore dans les classes ;
Point sot, je le dis sans façon
Et sans fades grimaces.

 

Oui, il ne fut babillard,
Ni docteur en Sorbonne,
Plus ennuyeux et plus braillard
Que moi-même en personne.

 

Ma taille à celle des plus longs
Las ! n'est point égalée ;
J'ai le teint frais, les cheveux blonds
Et la tête bouclée.

 

J'aime et le monde et son fracas,
Je hais la solitude ;
J'abhorre et noises et débats
Et tant soit peu l'étude.

 

Spectacles, bals me plaisent fort,
Et d'après ma pensée
Je dirais ce que j'aime encore
Si je n'étais au Lycée.

 

Après cela, mon cher ami,
L'on peut me reconnaître ;
Oui, tel que le bon Dieu me fit,
Je veux toujours paraître.

 

Vrai démon pour l'espièglerie,
Vrai singe pour la mine,
Beaucoup et trop d'étourderie,
Ma foi, voilà Pouchkine.


                      Alexandre Pouchkine écrit en 1814

 

sjoelsuk

 

Pouchkine de vieille noblesse, descendant d'une très ancienne lignée remontant au XII éme siècle, était aussi l'arrière-petit fils d'Abraham Hanibal, enfant noir enlevé par des esclavagistes, revendu à Constantinople, devenu page du Sultan, puis conduit clandestinement à la Cour du tzar Pierre le Grand en 1704  .... une grande aventure que celle de Abraham Hanibal, adopté par le Tzar, éduqué, instruit... doué pour le dessin et les mathématiques, surnommé " le Vauban russe "... Peut-être le sujet d'un prochain billet... Prima

 

AMITIE-copie-1

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 17:14

POUCHKINE

 

Né à Moscou en 1799, blessé au cours d'un duel Alexandre Pouchkine mourut à Saint-Pétersbourg en 1837... 38 ans c'est bien jeune pour mourir quand on a le génie et le talent  de ce romancier et poète !

 

 Alexandre Pouchkine descendait d'une famille non titrée, mais de noblesse ancienne... J'avais lu  ses Nouvelles dont  " La fille du capitaine ", il y a déjà bien longtemps.... je ne connaissais pas ses poèmes, je les ai découverts lors des fêtes de fin d'année, ...  ce furent de belles retrouvailles ... Prima

 

 

L--Lombardo-Sea-Breeze-396021

de Spartaco Lombardo

   

Pouchkine x


                À ***       ( Traduction de Louis Martinez )
        

            Je revois l’instant merveilleux
            où devant moi tu apparus,
            vision à peine ébauchée,
            claire image de la beauté.

 

            Accablé jusqu’au désespoir,
            assourdi par le bruit du monde,
            J’entendis longtemps ta voix tendre
            Et rêvai de tes traits aimés.

 

            Les ans passèrent. Les tempêtes
            au vent jetèrent tous mes rêves
            et j’en oubliai ta voix tendre
            et les traits purs de ton visage.

 

            Mes jours se traînaient silencieux
            dans une sombre réclusion,
            sans génie, sans inspiration,
            sans vie, sans amour et sans larmes.

 

           Quand sonna l’heure du réveil,
            devant moi tu réapparus,
            vision à peine ébauchée,
            claire image de la beauté ,

 

            et mon cœur s’est remis à battre,
            ivre de voir ressusciter
            le génie et l’inspiration,
            la vie et l’amour et les larmes.


                            Alexandre Pouchkine (  1799 - 1837 )


Les trois astériques en dédicace désignent généralement Anne Kern, une des inspiratrices de Pouchkine

 

 

26.01 Bonne soirée

 

 

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:16

Douce et belle

 

Douce est la belle xx 

 

 
Douce est la belle comme si musique et bois,
agate, toile, blé, et pêchers transparents,
avaient érigé sa fugitive statue.
À la fraîcheur du flot elle oppose la sienne.

 

La mer baigne des pieds lisses, luisants, moulés
sur la forme récente imprimée dans le sable ;
maintenant sa féminine flamme de rose
n’est que bulle battue de soleil et de mer.

 

Ah, que rien ne te touche hormis le sel du froid !
Que pas même l’amour n’altère le printemps.
Belle, réverbérant l’écume indélébile,

 

laisse, laisse, ta hanche imposer à cette eau
la neuve dimension du nénuphar, du cygne
et vogue ta statue sur l’éternel cristal.

 

                     Pablo NERUDA. – ( 1904- 1973 )
                           ( la centaine d’amour )

 

wr306467 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:36

Renoir Le déjeuner des canotiers

Le Déjeuners des canotiers de Pierre-Auguste RENOIR

  

 

Vous êtes dans le vrai

 

 

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !
Pour voir des boutons d'or et des coquelicots,
Vous partez, le dimanche, et remplissez les gares
De femmes, de chansons, de joie et de cigares,
Et, pour être charmants et faire votre cour,
Vous savez imiter les cris de basse-cour.
Vous avez la gaîté peinte sur la figure.
Pour vous, le soir qui vient, c'est la tonnelle obscure
Où, bruyants et grivois, vous prenez le repas ;
Et le soleil couchant ne vous attriste pas.

 

                                     François COPPÉE   (1842-1908)

 

sjoelsuk

 

 

" La peinture est une poésie muette

 et

la poésie une peinture parlante."

 

Marie-Philippe Commetti

 

sjoelsuk  Renoir Portrait de Mademoiselle Demarsy

Portrait de Mademoiselle Demarsy de Pierre-Auguste RENOIR

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 18:43

 

Faune Flore et Animaux 3204 01

 

 

LES AMIS INCONNUS

 

Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde ,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sœurs de la nuit les étoiles muettes.

 

Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge,
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer.
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s’y pose, on dirait qu’elle est comme les autres.

 

Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n’est pas de chasseur encor dans la contrée,
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L’écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?

 

Il vous naît un ami, et voilà qu’il vous cherche
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux
Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres
Et loge dans son cœur d’étranges battements
Qui lui viennent de jours qu’il n’aura pas vécus.

 

Et vous, que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes, ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles
"Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis vais-je le reconnaître ?"

 

Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

           
                 Jules Supervielle ( 1884 - 1960 )

 


 Il vous naît un ami...

 

" Il vous naît un ami, et voilà qu'il vous cherche,
    Il ne connaîtra pas votre nom, ni vos yeux, "

 

Que ces deux vers de Jules Supervielle me plaisent, ils pourraient s'adresser à toi, à moi ... ami, amie dont je ne connais ni le nom, ni les yeux .... Prima

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:31

DSC04769

 

Si un jour tes pas te mènent vers Fréhel, tu y rencontreras la lande, vaste tapis de 430 ha, bruyères et genêts, des buissons pas plus hauts que les mollets, une féerie en couleur, une lande unique en Europe...ses nombreux chemins te conduiront vers les falaises surplombant la mer... tu y entendras le cri des mouettes ...et si tu as gardé ton âme d'enfant, peut-être y croiseras-tu un monde fantastique ... fées, korrigans, sirènes et sorcières peuplent cet endroit magique.... Prima

 

 

La lande de Fréhel

 

Sur un plateau si droit qu'on dirait une table,
La lande de Fréhel étend son tapis roux
Jusqu'à la pointe abrupte, énorme, épouvantable,
Que lèchent, sans répit, les vagues en courroux.

 

La mer tumultueuse assiège la falaise,
Qui dresse comme un mur ses assises de grès ;
Même par le temps calme, elle est toujours mauvaise ;
On n'y navigue point sans perdre des agrès ;

 

Elle arrive, en faisant un fracas de tonnerre,
Au portail surbaissé du couloir périlleux,
Qui s'avance, dit-on, bien au loin sous la terre,
Jusqu'aux enchantements d'un monde merveilleux.

 

C'est là qu'aux anciens jours vivaient les bonnes dames
Avec leurs pages nains et les puissants féteaux ; *
On les voyait marcher sur la crête des lames,
Et des dangers du Cap ils sauvaient les bateaux.

 

Leur grâce s'étendait aussi sur la campagne :
Les herbes, trois fois l'an, verdissaient dans les prés,
Et l'on aurait couru par toute la Bretagne
Sans trouver des épis plus longs et plus dorés.


                                     Paul Sébillot ( 1843 - 1918 )
                                     Recueil  La mer fleurie

* féteaux : c'est le nom que portent sur les côtes de la Manche les maris ou les frères des fées

 

sjoelsuk
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Fréhel : entrée de la houle de Poulifée

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 00:00

 

VOEUX BIS

 

 

 sjoelsuk

 

 

voeux 2011

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:00

Vacances et Occasions Spéciales 272

 

 

( ... )

Nuit de Noël, derniers jours de l'année,
Oh ! que de jeux, de paix et de plaisirs
Vous rappelez à mon âme fanée !
Et tout a fui sous de nouveaux désirs !

 

Comme d'un rêve aussi doux que rapide,
Il me souvient de ce bonheur passé.
Bonheur d'enfance, imprévoyant, avide,
Que la raison a si vite effacé...

 

Il me souvient de ces cadeaux magiques
À mon réveil offerts dès le matin,
Et du foyer, et des plombs fantastiques,
Dont les contours présageaient le destin.

 

Me disaient-ils que je serais poète,
Victime, hélas ! des désirs de mon coeur ?
Que le chagrin ferait courber ma tête,
Et que jamais je n'en serais vainqueur ?...

                                                ( ... )

                     Jacques-Imbert GALLOIX   (1808-1828)

 

 

Vacances et Occasions Spéciales 829 

25.12

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 21:54

 cheval

 

 

Les chevaux,....du plus loin que je me souvienne je les ai toujours aimé.... Cet amour, il m'a été transmis par mes parents, qui l'avaient reçus de leurs parents... et aujourd'hui ce sont mes petits-enfants qui partagent cette passion avec moi...  Lorsque je savais me réveiller assez tôt, que je descendais à la plage, il m'arrivait de rencontrer cheval et cavalier se baladant dans les vagues ....c'était toujours un petit bonheur dès le matin. 

 

Beneath the cottonwoods

  " Beneath the cottonwoods"

 

Sans titre 1

 

Mon cheval et sa crinière de petit arc-en-ciel.
Mon cheval et ses oreilles en épi de maïs.
Mon cheval et ses yeux comme des étoiles.
Mon cheval et sa tête d’eau mêlées.
Mon cheval et ses dents comme
de blancs coquillages.
Un long arc-en-ciel en bouche
en guise de bride et je le guide ainsi.
Quand mon cheval hennit, des chevaux
de toutes les couleurs surgissent.
Quand mon cheval hennit, des moutons
de toutes les couleurs accourent.
Je suis riche de lui,
la paix devant moi,
la paix derrière moi,

la paix sous moi,
la paix au-dessus de moi.
C’est une voix de paix quand il hennit.
Je suis éternel, je suis rempli de paix.
Mon cheval, c’est moi.

 

                    D’après " Horse Story ", chant Navajo.

 

 

de Maija - evening snow -

de MAIJA " Evening snow "

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:22

 

Nature 32417

 

Pour oublier le vilain bonhomme hiver, neige, pluie, verglas...et ciel gris,  je me suis accordée le droit de rêver que le printemps est là, pour demain...  lorsque j'ouvrirai mes volets,...  qu'il nous est revenu avec un chaud soleil, ses premières primevères......et une branche volée. 

 

La branche volée 

Dans la nuit nous allons entrer
voler
une branche en fleur.

 

Nous allons franchir le mur,
dans les ténèbres du jardin de quelqu'un d'autre,
deux ombres dans l'ombre.

 

L'hiver n'est point parti encore
et l'on dirait que le pommier
brusquement s'est changé
en cascade d'étoiles parfumées.

 

Dans la nuit nous allons entrer
jusqu'à son tremblant firmament,
et tes petites mains avec les miennes
voleront les étoiles.

 

Alors, et en catimini,
chez nous,
dans l'ombre et dans la nuit,
entrera avec tes pas
le pas silencieux du parfum
et avec des pieds constellés
le corps lumineux du printemps.


                                       Pablo NERUDA  ( 1904 - 1973 )

                                             ( Les Vers du capitaine )

 

Nature 32419

 

 

 

 

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