Amoureuse de la mer,je vis en Bretagne... passionnée de poésies,de lecture et d'Histoire...avec un grand H... sans oublier l'Italie !

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Des roses l'âge est d'autant la durée
Comme d'un jour la longueur mesurée,
Dont faut penser les heures de ce jour
Entre les ans de leur tant bref séjour,
Qu'elles sont jà de vieillesse coulées
Ains qu'elles soient de jeunesse accollées.
Celle qu'hier le soleil regardait
De si bon coeur, que son cours retardait
Pour la choisir parmi l'épaisse nue,
Du soleil même a été méconnue
A ce matin, quand plus n'a vu en elle
Sa grand'beauté, qui semblait éternelle.
Or, si ces fleurs de grâces assouvies,
Ne peuvent pas être de longues vies
(Puisque le jour qui au matin les peint,
Quand vient le soir, leur ôte leur beau teint
Et le midi, qui leur rit, leur ravit),
Ce néanmoins chacune d'elles vit
Son âge entier. Vous donc, jeunes fillettes,
Cueillez bientôt les roses vermeillettes
Ala rosée, ains que le temps les vienne
A dessécher ; et, tandis, vous souvienne
Que cette vie, à la mort exposée,
Se passe ainsi que roses ou rosée.
Bonaventure Des Périers

Jeanne de Navarre
Image offerte par Alain le rigolo
Bonaventure Des Périers, né à Arnay-le-Duc, en Bourgogne entre 1500 et 1510, il se serait en 1543 ou 1544. Sa vie est mal connue, il fut valet de chambre et secrétaire de Marguerite de Valois, reine de Navarre. Tantôt à la cour d'Alençon, tantôt à celle de Nérac, on le rencontre aussi à Lyon. En 1537, il publia son Cymbalum mundi, qui fut saisi et détruit. Calvin dénonça l'oeuvre comme impie à François Ier et Marguerite de Navarre dut se séparer de Des Périers.
Ses oeuvres poètiques furent publiées en 1544 par son ami Antoine Dumoulin.