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 Primavera bis

3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:40

LE PORT 01

 

Oui je sais, ce n'est pas une journée idéale pour t'inviter à une petite promenade vers le port, pourtant le ciel est bleu, il fait beau... mais froid... le vent de nord-est depuis trois jours, le " vent de nordet " disent les anciens !

 

Le port de Saint-Cast autrefois port de pêche est devenu port de plaisance, les bateaux y sont désormais alignés comme de " bons petits soldats "... notre Bec-Rond, tu sais ce rocher où certains plongeurs allaient cueillir les ormeaux, ces délicieux coquillages ... donc ce rocher y a perdu un peu de son charme... la modernité a gagné contre les amoureux de ce rocher . Prima

 

 

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LE PORT03

 

 

LE PORT 04

 

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l’âme le goût du rhythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.

 

                                                     Charles BAUDELAIRE ( 1821 - 1867 )

                                                                    Le Spleen de Paris

 


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 LE PORT 03

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 02:15

J'AI ECARTE LES BRANCHES DE MIDI

 

 

" L'argent est une richesse morte,
les enfants sont une richesse vivante "

 

Proverbe chinois

 

k0lo9j03

 

Je ne sais pour toi, mais pour moi la naissance d'un enfant est le prolongement de ma vie, mon éternité... et l'innoncence, le sourire d'un enfant ne vaut-il pas toute la lumière du monde ?.... Pour Toi qui vient de naître, ce poème d'une poétesse bretonne que j'ai croisée cet hiver... pour Toi petit homme, petit Tom ... Prima

 

J'AI ECARTE LES BRANCHES...

 


J'ai écarté les branches de midi.
L'enfant, debout sur la lumière,
me regardait à travers les graminées,
épelant les digitales, les mésanges,
les graines des sillons sur la colline.

 

D'un geste sûr il a pointé sur mon coeur
un doigt brûlant d'avenir.
Le temps a coulé de ma blessure
avec la calme puissance des marées.

 

Il flottait au large de ma conscience
comme une flamme sous la mer.
Son rire diamanté dénouait tous les liens.
Au loins, deux taureaux noirs paissaient sous les pommiers,
entre les ruches.

 

Il prit une pierre au hasard de mes songes,
me tendit ce miroir où étincelait le Signe,
langage du mystère, gardien des être libres.

 

Et j'ai souri à travers les graminées,
debout sur la lumière,
épelant les oiseaux, les fleurs, les graines du silence.

 

L'enfant m'a reconnu.
Nos mains se sont serrées
comme un pont au-dessus du néant

 

       

Pascale Moré

Recueil : Leçons du silence

 

 

Bonne-semaine.jpg

 

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

Nature 3938

 

" L'année en poèmes " c'est le calendrier 2011 qui m'a été offert lors des fêtes de fin d'année, je te ferai partager quelques uns de ces poèmes, certains très connus appartenant à nos grands classiques, mais aussi des poèmes de contemporains que je rencontre pour la première fois.... c'est le cas aujourd'hui, je ne connaissais pas Phillipe Delaveau, je le découvre et j'aime ce qu'il écrit... tout y est soleil !  Prima

 

 AURORE-copie-1.jpg

 


Le vent m'a réveillé très tôt puis se dissipe, le petit jour
éclaire le volet. Dans la constellation des vitres,
l'aurore affine ses dorures. Le village
effleuré par la vérité ne sait pas. Les gens dorment encore
contre l'épaule inerte et dure du mannequin
qui les tourmente_ oubli et rêve _ croyant à leurs désirs.

 

L'alouette au sommet de sa tour flambe seule, veillant l'air bleu, dictant
au ciel son allégresse. Et par ses yeux le poème connaît
le verbe, illuminé de verreries, puis le beau rythme
dont les arches assoient le pont sur le fleuve silence.
Et l'habitante au fond de moi, la secrète intangible admire
les mots soudain en ordre sans comprendre. Je ne suis rien
que l'instrument que l'on accorde à la lumière.

 

Tout était perle amour même et si pur.
Alors le vent léger conduisit la musique. Adorables
paroles venues de l'ombre claire qui m'habite. J'écoute, je déchiffre
puis comme le scribe enfoui dans les signes d'Egypte,
à la fin je traduis le silence, je nomme, je transcris.
Alors je m'en retourne à la vacuité d'exister, comme les autres.


                                    Philippe Delaveau  ( 1950 _ )
                        ( Calendrier de la poésie francophone 2011)
                                       L'année en poèmes .

 

 

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Né en 1950 à Paris, auteurs d'une dizaine de recueils, Philippe Delaveau a reçu le Prix Guillaume Apollinaire en 1989, le Prix Max Jacob en 1999, et en 2000 le Grand Prix de l'Académie française.

 

week-end

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 13:22

fond 01

 

 

C'est sous l'hétéronyme d'Alberto Caeiro, auquel il donna vie de 1889 à 1915, que Fernando Pessoa ( 1885 - 1935 ) écrivit " Le Gardeur de troupeaux "....

 

Te parler de Pessoa n'est pas chose facile, il écrivit sous plusieurs identités  (  plus de 70 hétéronymes ) .... _  Pessoa est considéré comme le plus grand écrivain portugais depuis Camões né vers 1525.... __" sentimental et cynique, rationaliste et mystique, classique et baroque ", Pessoa a fait de ses contradictions la matière même de son oeuvre . Prima

 

de Silva Porto

 de Silva PORTO ( 1817 - 1890 )

 

xxx

 

 

Je n'ai jamais gardé de troupeaux,
Mais c'est tout comme si j'en avais gardé.
Mon âme est comme un berger,
Elle connaît le vent et le soleil
Et elle va guidée par la main des Saisons
Toute à suivre et à regarder.
La paix entière de la Nature sans personne
Vient s'asseoir à côté de moi.
Mais moi je deviens triste comme un coucher de soleil
Selon notre imagination,
Quand l'air fraîchit tout au fond de la plaine
Et que l'on sent que la nuit est entrée
Comme un papillon par la fenêtre.

 

Mais ma tristesse est tranquillité
Parce qu'elle est naturelle et juste
Et qu'elle est ce qui doit se tenir dans l'âme
Dès lors qu'elle pense qu'elle existe
Et que les mains cueillent les fleurs à son insu...

                                                         ( ... )

 

                                           Alberto CAEIRO

 

                    Recueil : Fernando PESSOA _ Poèmes païens

 

Fleurs

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:04

primeveres 01

 

Comment ne pas penser au printemps avec le retour du soleil, ce dernier serait sorti de sa longue léthargie... une tempête solaire, la plus violente en quatre ans ! Quel réveil annoncé par la Nasa, nous qui avons eu si froid cet hiver !

Je peux t'assurer que le soleil était bien brillant ce matin, la maison en était toute illuminée.... mais cet après-midi, sans nous avoir abandonné, il a joué à cache-cache avec quelques nuages ! Prima

 

Fleurs d'aurore bis

 


Comme au printemps de l'autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

 

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

 

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

 

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

 

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d'aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

 

Nous y boirons l'odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l'air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

 

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l'an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

 

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S'envoler vers tes bois d'amour !

 

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

 

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

 

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu'à l'autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d'aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

 

 

                                 Nérée Beauchemin ( 1850 - 1931 )

 

 

Violettes-xxxxx.jpg

 

 sjoelsuk

 

18.02-bon-week-end-x.jpg

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:00

CADRE

 

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de Daniel F. Gerhartz

 

 

LA-JEUNE-FILLE-ETRANGERE-jpg

 

Dans la vallée, parmi de pauvres bergers, aussitôt que les premières alouettes chantaient, on voyait apparaître une belle et admirable jeune fille.

Elle n’était pas née dans ce vallon : on ne savait d’où elle venait, et dès qu’elle s’éloignait on perdait sa trace. Près d’elle on se sentait heureux, tous les cœurs se dilataient ; cependant sa dignité majestueuse éloignait toute familiarité. Elle apportait des fleurs, des fruits nés dans une autre contrée, éclos sous un autre soleil, au milieu d’une terre meilleure.

Elle distribuait à tous ses présents, à l’un des fruits, à l’autre des fleurs ; le jeune homme et le vieillard la quittaient enrichis de ses dons.

Tous ceux qui arrivaient à elle étaient les bien venus ; mais s’il se présentait un couple d’amants, elle gardait pour eux ses présents les plus précieux, ses fleurs les plus belles.
   

                                              Friedrich Schiller ( 1759 - 1806 )

sjoelsuk 

 friedrich schiller

Friedrich Von Schiller  ( 1759 - 1806 ) fut  l'une des plus grandes plumes de la littérature allemande, poète, son Hymne à la joie  écrit en 1785, fut mis en musique par Beethoven... , puis en 1972 l'Europe s'inspira de cette oeuvre qui devint l'Hymne européen " L'Ode à la Joie "!

En 1792, la France révolutionnaire lui donna la citoyenneté française. Quant à la particule " Von " elle ne fut ajoutée à son nom qu'en 1802 lorqu'il fut annobli..  Prima

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 de Mariane Broome

de Mariane Broome

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 14:08

plage

 

Aujourd'hui dans de nombreux pays tu célèbres la Saint-Valentin la fête des amoureux, mais aussi depuis quelques années, selon ce que j'ai lu ...c'est aussi la fête de l'amitié.... Pourquoi pas ?  La frontière est parfois si fine entre l'amour et l'amitié !

 

 Tu n'as nul besoin d'aller à Verone, ni à Venise pour  fêter la Saint-Valentin...  Un message d'amour ou d'amitié, quelques fleurs,  ton plus beau sourire .... et les " Valentin et Valentine " seront , je l'espère, très heureux !

 

L'origine de cette fête est assez mal connue, pour certains elle remonterait à l'Antiquité, pour d'autres au Moyen-Äge... Quant à moi, le Moyen-Äge me convient bien...

Gentes dames et damoiseaux, je vous souhaite une très belle journée.  Amitié Prima

 

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Saint Valentin fonds

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:45

Nature 9310

 

 

Lorsque tu ouvres une anthologie de la poésie, rares sont les poèmes de femmes et pourtant elles n'ont jamais cessé d'écrire en poésie à travers les siècles.... 

 " Mille et cent ans de poésie française " de la séquence de Sainte Eulalie ( vers 881 ) à Jean Genet  ( 1910 - 1986 ) tu feuillettes, tu lis et tu réalises que sur 300 poètes, 1728 pages .... c'est le masculin qui domine très, très largement, seules apparaissent 12 poétesses... ?  Mais oui, jusqu'au XIX ème siécle les femmes n'ont pas encore atteint l'égalité des droits.... Merci Monsieur Jules Ferry d'y avoir remédié et d'avoir permis aux filles de recevoir un enseignement identique à celui des garçons !  Prima

 

 Fleurs du printemps de Arthur Hacker-copie-1

  Fleurs du printemps de Arthur Hacker

 

 SAISONS.jpg

 

 

Le temps a dissipé la blonde silhouette
De mes châteaux de sable aux créneaux sans danger.
De ces châteaux d'enfant j'étais la girouette
Quand je ne savais pas que le temps peut changer.


 
Mais s'il peut te changer, me changer et me prendre
Ma jeunesse d'hier et notre heure aujourd'hui,
Il n'empêchera pas les saisons de nous rendre
L'iris et l'anémone et le mille-pertuis,


 
La jonquille au printemps, l'automne en chrysanthème,
La rose de toujours, la tubéreuse blême,
La sauge en plein été, l'ellébore en hiver,


 
L'étoile clématite en la nuit qui se sauve,
La glycine de mai dont les larmes sont mauves
Et ce qui se défeuille et ce qui reste vert.


                 Louise de Vilmorin (  1902 - 1969 )

                                        Recueil : Poésie au féminin
 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:30

Andrée Chedid

 

D'origine libanaise, née au Caire ( Egypte) en 1920, Andrée Chedid s'était fixée à Paris en 1946, romancière et poète cette grande humanisme vient de nous quitter à 90 ans.... pour moi et beaucoup de ses lecteurs elle sera toujours présente.... Prima

 

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"Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir "

                                                A. Chedid, 1998

 

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 Arbres

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 08:58

MIMOSA

En passant par chez moi sur la côte bretonne... me diras-tu que je suis bien en avance, que mars est encore loin... mais si tu ouvres les yeux, tu verras la beauté des mimosas en fleurs, un bouquet de printemps offert en février...  Prima

 

  Ingeborg Kuhn Coquelicots

 Coquelicots de Ingerbord Kuhn

 

 

Ce que disent les fleurs

 

 " Quand j’étais enfant, ma chère Aurore, j’étais très tourmentée de ne pouvoir saisir ce que les fleurs se disaient entre elles. Mon professeur de botanique m’assurait qu’elles ne disaient rien ; soit qu’il fût sourd, soit qu’il ne voulût pas me dire la vérité, il jurait qu’elles ne disaient rien du tout.
Je savais bien le contraire. Je les entendais babiller confusément, surtout à la rosée du soir ; mais elles parlaient trop bas pour que je pusse distinguer leurs paroles ; et puis elles étaient méfiantes, et, quand je passais près des plates-bandes du jardin ou sur le sentier du pré, elles s’avertissaient par une espèce de psitt, qui courait de l’une à l’autre. C’était comme si l’on eût dit sur toute la ligne : «Attention, taisons-nous ! voilà l’enfant curieux qui nous écoute».
Je m’y obstinai. Je m’exerçai à marcher si doucement, sans frôler le plus petit brin d’herbe, qu’elles ne m’entendirent plus et que je pus m’avancer tout près, tout près ; alors, en me baissant sous l’ombre des arbres pour qu’elles ne vissent pas la mienne, je saisis enfin des paroles articulées.
Il fallait beaucoup d’attention ; c’était de si petites voix, si douces, si fines, que la moindre brise les emportait et que le bourdonnement des sphinx et des noctuelles les couvrait absolument.
Je ne sais pas quelle langue elles parlaient. Ce n’était ni le français, ni le latin qu’on m’apprenait alors ; mais il se trouva que je comprenais fort bien. Il me sembla même que je comprenais mieux ce langage que tout ce que j’avais entendu jusqu’alors.
Un soir, je réussis à me coucher sur le sable et à ne plus rien perdre de ce qui se disait auprès de moi dans un coin bien abrité du parterre. Comme tout le monde parlait dans tout le jardin, il ne fallait pas s’amuser à vouloir surprendre plus d’un secret en une fois. Je me tins donc là bien tranquille, et voici ce que j’entendis dans les coquelicots :
- Mesdames et messieurs, il est temps d’en finir avec cette platitude. Toutes les plantes sont également nobles ; notre famille ne le cède à aucune autre, et, accepte qui voudra la royauté de la rose, je déclare que j’en ai assez et que je ne reconnais à personne le droit de se dire mieux né et plus titré que moi …"
 
 
                                                   Georges Sand  ( 1804 – 1876 )
 
04.02 Bonne journée x

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